Budget communal 2009 : pauvre Ixelles !

intervention au Conseil communal du mardi 20 janvier 2009

Les communes bruxelloises sont presque toutes dans une mauvaise passe et Ixelles n’échappe pas à la règle. Au fil des décennies, leurs missions se sont multipliées et complexifiées et elles doivent répondre aujourd’hui à des enjeux qui sont ceux des grandes métropoles. Mais avec des moyens qui eux n’ont pas évolués et une organisation du travail qui est restée très traditionnelle.

En attendant une urgente remise en question des rôles des communes bruxelloises au sein de la Région et des moyens qui leur sont alloués, nous en sommes réduit à gérer la précarité. Et à ce petit jeu, certaines municipalités se sont montrées bien plus dynamiques et inventives qu’Ixelles. Au contraire, alors que l’heure est à la recherche de partenariats, d’économies d’échelles avec d’autres communes et à plus de collaboration avec la Région, notre commune s’est dramatiquement recroquevillée sur elle-même. Elle est chaque jour plus isolée, voire raillée. Et cela nous désole.

A défaut donc de déceler au sein de ce budget de grandes envolées enthousiasmantes, le Groupe ECOLO entend attirer l’attention du Conseil sur les points suivants.

Les recettes

1) En matière de fiscalité communale, certaines augmentations nous semblent positives, d’autres beaucoup moins. Pour paraphraser Amélie Poulain, on peut dire qu’on aime bien : • La taxe sur les panneaux publicitaires (+ 128%) • La taxe sur la diffusion publicitaire (+ 63%)

Mais on n’aime pas : • La taxe sur l’ensemble des prestations de délivrance de documents administratifs (+ 9.57%) • La redevance sur les transports funèbres (+ 16.66%) • La taxe sur les spectacles (+ 13 %)

2) En matière de main morte, Ixelles reste scandaleusement spoliée. Près de 16% des bâtiments sont exonérés de précompte immobilier soit 6 millions EUR (l’équivalent de deux fois le dividende de Dexia !).

3) A ce propos, les recettes liées aux différents dividendes sont dans le flou artistique le plus total. Au point que la présente discussion budgétaire peut paraitre surréaliste en regard des montants que nous pourrions ne jamais percevoir.

4) En matière de recherche de subsides, la Commune peut certainement mieux faire. Il existe des subsides pour tout et n’importe quoi : de la revitalisation de quartiers entiers à la stérilisation des chats errants ! En passant par la rénovation des bâtiments scolaires. A quand l’engagement du subsidiologue promis ? A quand surtout un changement de mentalité qui poussera tous les services et échevinats à rechercher les subsides existants dans leur domaine ? Nous pensons par exemple à la Communauté française en matière de culture.

Et une fois qu’on déniche des sous, essayons de ne pas les gaspiller. On attend toujours une affectation des charges d’urbanisme du Parlement européen. Autre exemple, le CPAS n’a utilisé en 2008 que 61 % du subside énergie versé par le Fédéral pour venir en aide aux Ixellois en situation précaire. Comme l’année passée, le CPAS va devoir rembourser le fédéral et verra son subside 2009 amputé…

Enfin, il existe des subsides européens. Je le répèterai chaque année s’il le faut : la plus reculée des villes d’Estonie participe à des programmes européens et nous, la commune qui accueille le Parlement : rien. Décidément, on se demande à quoi sert l’Echevinat de l’Europe…

Les dépenses

1) Ixelles peine visiblement à se moderniser. On attend avec impatience les résultats de l’audit du personnel communal qui n’en finissent pas de ne jamais arriver. Quand aux objectifs de réduction de la masse salariale, nous sommes très loin des objectifs que le Collège s’était fixé (-11 ETP pour un objectif de – 40).

2) Le budget des Affaires sociales fait pâle figure. Il n’y a jamais eu autant de personnes en difficulté à Ixelles et jamais la Commune n’a été aussi peu dynamique pour accompagner le CPAS dans sa mission. Presque tous les montants d’assistance sociale sont revus à la baisse par rapport au compte 2007. Pour les personnes moins valides, on passe de 15.000 EUR de subsides en 2006 à 5.000 EUR aujourd’hui. Ce n’est vraiment pas glorieux.

3) En matière de Culture, chaque année, nous consacrons 200.000 EUR comme contribution à l’asbl Flagey. Soit plus du double du budget alloué à tous les autres opérateurs ixellois. Ce subside nous garanti une place au CA de Flagey. Il serait peut-être temps d’évaluer ce que nous avons fait de ce strapontin. Nous n’avons eu aucune information de notre représentant au C.A. de Flagey, nous ne savons rien des projets qu’il y a porté.

4) En matière d’énergie, nous regrettons qu’aucune comptabilité énergétique ne soit présentée qui permettrait de lire les progrès éventuels effectués dans le cadre du programme PLAGE. 5) Enfin, quand on n’a pas d’argent, il peut être intéressant de laisser les autres agir sur son territoire. Nous pensons en particulier à Beliris, manne sous exploitée (où en sont les étangs d’Ixelles ?). Et, de son côté, la Région qui piaffe d’impatience pour rénover les voiries dont elle a la charge et qui, souvent, est refroidie par un accueil ixellois plus que réfractaire. Sans revenir sur le passionnant débat du Parlement bruxellois sur les dinosaures et les ptérodactyles, il faut bien reconnaître qu’Ixelles n’adopte pas toujours l’attitude la plus moderne qui soit…

Enfin, en ce début d’année, nous voudrions clôturer cette intervention par un vœu : que l’on réactive le plus rapidement possible notre jumelage avec la commune palestinienne de Zababdeh. De toute urgence !


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Budget Communal 2009 : Bien des choses à dire...

Une séance spéciale du Conseil Communal consacrée au budget 2009 s’est tenue ce jeudi 22 janvier. Voyez ce qu’en pense Ecolo Ixelles, au travers de l’interpellation d’Yves Rouyet


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Quartier Européen : un pas de plus dans la privatisation de l’espace public !

Un nouveau Règlement de police relatif au périmètre de sécurité autour du Parlement Européen est soumis cette semaine à l’approbation des Conseils communaux de la Ville de Bruxelles et d’Ixelles. Ce règlement prévoit notamment qu’une firme privée de gardiennage est autorisée à effectuer des activités de surveillance et de contrôle de personnes dans certaines rues. Très inquiétant !

Extrait du règlement

Sur proposition faite, au nom de leurs Collèges respectifs, les Bourgmestres (socialistes) de Bruxelles et d’Ixelles,

« ARRETE(nt) :

Art 1er

La société GROUP 4 SECURICOR est autorisée à effectuer des activités de surveillance et de contrôle de personnes sur la voie publique au bénéfice du Parlement européen dans le périmètre délimité par la rue Wiertz entre le carrefour formé par la rue du Remorqueur et la rue Montoyer et le carrefour formé par la rue Vautier et la rue Wiertz.

L’accès à la zone (…) est autorisé aux véhicules munis d’un titre d’accès valable pour les véhicules du Parlement européen et des riverains. L’accès des piétons y est en permanence autorisé. Le personnel de la société de gardiennage est autorisé à accomplir des fonctions de surveillance et de contrôle de la possession d’un titre d’accès pour les véhicules. »

Ces dispositions sont valables pour tous les jours normaux. Les jours de Sommet, des mesures plus sévères sont prévues.

Une dérive inquiétante

Depuis une vingtaine d’années, on assiste à Bruxelles à une accélération du mouvement de privatisation de l’espace public et de ses modes de gestion : multiplication des clos privés, bavures de certains agents de gardiennage sur les sites de City2 et de l’ULB, privatisation d’une partie de la propreté publique, privatisation du contrôle du stationnement, morceaux de voiries phagocytés par l’Ambassade des USA, privatisation de fait du bureau de poste du Quartier Léopold, etc. C’est en application d’une simple circulaire ministérielle de l’ex –Ministre de l’Intérieur, Vld, Patrick Dewael que l’on se retrouve dans une situation d’espaces privés contrôlés par une firme privée, il s’agit de l’OOP 39 du 24 août 2005. On n’est plus très loin des dérives américaines et même de certains films de science fiction.

Si on peut comprendre une certaine exigence de la part du parlement européen en termes de sécurité (même si parfois on frise la paranoïa), rien ne justifie une telle délégation de souveraineté du public vers le privé. Ni le manque de personnel policier, ni le coût des prestations des forces de police en soirée et le week-end. La démocratie est à ce prix.

Europe forteresse

Alors que la Région s’attache à cicatriser les multiples plaies humaines, urbanistiques et architecturales du quartier européen et à améliorer l’intégration des institutions européennes au cœur de la ville, ce type de mesures contribue au contraire à confirmer chaque jour davantage l’image d’une Europe forteresse dans Bruxelles.

Les groupes ECOLO aux Conseils de la Ville de Bruxelles et de la Commune d’Ixelles, voteront contre la proposition de règlement de police qui nous demande d’autoriser au Conseil Communal l’application de cette circulaire contestable.

Marie Nagy, Conseillère communale à Bruxelles

Yves Rouyet, Conseiller communal à Ixelles


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Place Brugmann : Projet d’urbanisation de l’ancien site de la Croix-Rouge : La Commune d’Ixelles ne fera rien pour empêcher le projet !

COMMUNIQUE DE PRESSE – 18/03/2007 - Conseil communal d’Ixelles du 18 décembre 06 : intervention du groupe ECOLO

Le Collège des Bourgmestre et Echevins d’Ixelles (coalition PS – MR) a décidé de ne pas introduire de recours contre le projet Brugmann Court. Par ce renoncement, la Commune donne son feu vert à la démolition d’une partie des bâtiments existants en vue de réaliser un vaste ensemble de logements de luxe et de bureaux.

Rappel du projet :

Transformation en bureaux des immeubles classés réalisés par l’architecte J-B Dewin sis 29 place Brugmann (1905) et à l’angle de la place Brugmann avec la rue Stallaert (1926).
Démolition de l’Institut du Sang situé à l’angle de la rue Picard et de la Place Brugmann (arch. L. Attout, 1949).
Démolition de l’immeuble fonctionnaliste situé 16-18 rue Picard (arch. Wybauw, 1964).
Construction de 3242 m² de bureaux, 15484 m² de logement de luxe, 9714 m² d’emplacements de parking.

La Commune avait pourtant dit non

Dans la mesure où le site comprend des bâtiments classés, c’est la Région qui délivre le permis d’urbanisme, la Commune rendant un avis.

Le Collège d’Ixelles précédent, sous l’impulsion des échevins ECOLO avait émis par deux fois (en juillet 2004 et en mai 2005) un avis défavorable au projet.
«  A l’exception du Bourgmestre, il soutenait que des bâtiments sains, d’une certaine valeur architecturale, dans un ensemble patrimonial représentant l’histoire de l’implantation de la Croix-Rouge de Belgique sur ce site, ne devaient pas être purement et simplement jetés par-terre pour satisfaire la volonté d’un promoteur  » confirme l’ancien Echevin de l’Urbanisme et de l’Environnement Aziz Albishari.

Parallèlement, une forte mobilisation des habitants du quartier (696 signatures !) et d’associations de défense du patrimoine (Pétition-Patrimoine et disturb) a également dénoncé le projet tel quel.

Patrimoine en danger

Le bâtiment d’angle marqué du sigle de la Croix-Rouge constitue un élément important de la mémoire collective du quartier. L’œuvre de l’architecte Attout a d’ailleurs été reprise sur une affiche éditée par la Commune à l’occasion des Journées du Patrimoine consacrées à l’Art Déco et au Modernisme. Suite aux contestations des spécialistes du patrimoine, le projet envisage maintenant de maintenir quelques éléments de la façade de la célèbre cage d’escalier. Pour les élus ECOLO, ça n’a aucun sens, c’est du façadisme comme on n’ose plus en faire aujourd’hui. Ce petit bâtiment pouvait être aisément adapté en équipement collectif de quartier comme une crèche dont Ixelles a tant besoin !

Quant au bâtiment réalisé par l’architecte Wybauw en 1964, avec sa composition horizontale et ses bandeaux de briques et de fenêtres, il constitue un témoignage de l’architecture fonctionnaliste en voie de disparition suite aux nombreuses démolitions de ces dernières années. Il pouvait être adapté en logement. Comme à la rue Defacqz, où le même bureau d’architecture que celui impliqué dans le projet Brugmann Court , réalise avec succès la reconversion d’un immeuble de bureau en logements : c’est donc techniquement possible, et financièrement rentable.

Protection du patrimoine : prétexte à la réalisation de bureaux ?

Une partie importante du site sera transformée en bureaux (les immeubles de l’architecte Dewin). A l’heure où Bruxelles connait une grave crise du logement, la réalisation d’un complexe de bureaux supplémentaire est-elle vraiment la priorité ? C’est un effet pervers du PRAS qui autorise la transformation en bureaux des immeubles classés ou inscrits sur la liste de sauvegarde. Derrière une noble volonté (la protection du patrimoine) se cache en réalité un cadeau aux promoteurs…

Démolir, c’est mauvais pour l’environnement

ECOLO soutient que la plupart des bâtiments peuvent être récupérés et transformés. Les démolitions sont sources de nuisances énormes pour le quartier (poussière, bruit, vibrations, charroi de camions). Elles sont en outre productrices de déchets de construction peu responsables.

Quelques références

http://www.petitions-patrimoine.be/brugmann.html
http://www.elsene.irisnet.be/site/fr/04decouvrir/flaner/brugmann.htm

Contacts ECOLO Ixelles

Aziz Albishari
Ancien Echevin de l’Urbanisme et de l’Environnement, Conseiller communal
T. 0479 82 65 72 – aalbihari@yahoo.fr

Yves Rouyet
Ancien Chef de cabinet de l’Echevine du Patrimoine, Conseiller communal, Secrétaire politique
T. 0478 55 02 75 – rouyet@ecoloxl.be


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Bilan et perspectives de l’asbl Viaduc et du bâtiment sis 133 rue du Viaduc

Interpellation du Conseil Communal du 25 janvier 2007 - Yves Rouyet, Conseiller Communal

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s,

Le dossier de base préalable au Contrat de Quartier Blyckaert – Matonge avait insisté sur l’importance de développer dans le quartier une dynamique positive de cohésion sociale.
Ce diagnostic était justifié, d’une part, par les très vives tensions qui existaient alors à Matonge et, d’autre part, par la richesse du tissu associatif et culturel du quartier qu’il était pertinent de mettre en réseau. L’idée retenue dans le cadre du volet 5 du Contrat de Quartier fut d’acquérir l’immeuble situé au 133 de la rue du Viaduc et d’y mettre en place une dynamique urbaine participative concrétisée par la création d’une asbl socioculturelle dénommée « Le Viaduc asbl » L’objectif de cette ASBL était de favoriser et de renforcer la développement culturel, social – voire économique – de ce quartier en apportant un soutien aux projets des habitants et des organisations de la société civile.

L’originalité du projet résidait donc dans son caractère participatif En effet, la destination du lieu devait être définie par et au bénéfice des habitants et des associations du quartier, en partenariat avec les pouvoirs publics. Dans cette optique, le CA et l’AG de l’asbl furent constitués en partie de représentants de la Commune (la présidence étant assurée par le Bourgmestre), en partie de la société civile (habitants et associations).

Quel bilan tirer des activités de l’asbl alors que s’achève le Contrat de Quartier ? Plus que mitigé.

Côtés positifs :
1. La mise à disposition de locaux pour des associations et les artistes qui en manquaient cruellement alors que le quartier connait une hausse de l’immobilier et donc une raréfaction des espaces disponibles. Même si les critères d’attribution des locaux étaient peu clairs…
2. Une bonne collaboration avec le Service de la Culture d’Ixelles puisque l’asbl a participé activement à certains projets culturels majeurs comme Ixelles, Ma découverte , Les Journées du Patrimoine , Le Mois de la Culture des Femmes , Le Festival du Court Métrage , les ateliers de l’Infini Théâtre , etc.

Côté plus déjà plus décevant :
1. Le manque de vision prospective sur les besoins du quartier (malgré un inventaire) ;
2. L’absence d’initiatives originales pouvant rencontrer ces besoins (on pouvait à ce titre judicieusement s’inspirer d’une association comme Recyclart dans les Marolles) ;
3. La mise en place d’activités concurrentielles (et donc redondantes) avec certaines déjà pratiquées par le tissu local ;
4. Une cohabitation difficile entre les différentes composantes de l’institution et entre certaines composantes de l’institution et la direction de l’asbl.

Fin novembre 2006, il fut proposé à l’Assemblée Générale par le Président la dissolution pure et simple de l’asbl. La proposition fut rejetée. Vote qui témoigne de l’attachement de la société civile à cette expérience, aussi perfectible soit-elle.
En ce début d’année 2007, comme on pouvait le craindre, tout a basculé : la composante communale de l’asbl a démissionné, Président en tête ; le personnel de l’asbl a été repris par la Commune et l’asbl Viaduc est priée de quitter le bâtiment 133 rue du Viaduc.
Le motif invoqué par le Président pour, dans un premier temps, proposer la dissolution et, dans un second temps, en désengageant la Commune : la fin du Contrat de Quartier qui signifie la fin de la subsidiation régionale et donc la fin de la mission de l’asbl dont l’objet n’aurait été que de percevoir et gérer cette manne financière.

Ainsi donc, pour Monsieur le Bourgmestre, l’asbl n’aurait été qu’une sorte de « boite aux lettres » chargée de percevoir des subsides et mise à mort dès que la Région avait payé l’acquisition du bâtiment et que le Contrat de Quartier se terminait…
C’est inacceptable ! Pour nous, l’asbl Viaduc représentait bien plus que cela. Il s’agissait avant tout d’un projet participatif, rassemblant les forces vives du quartier en matière socioculturelle (en ce compris donc la Commune mais pas uniquement) destiné à définir ENSEMBLE un projet pour le quartier, dans un exercice novateur de cogestion. Le processus s’inscrivait dans le cadre d’un rapport de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens et dans une vision postmoderne de la société axée sur les principes d’une nouvelle gouvernance, loin d’une relation de subordination entre un pouvoir public et ses administrés.
C’est là, nous semble-t-il, trahir l’esprit du volet 5 des Contrats de Quartier dont l’objectif est de mettre en place des structures citoyennes à pérenniser au-delà des 4 années. Ce n’est pas de l’argent destiné à acquérir une propriété pour la Commune mais bien un levier pour que les habitants et associations d’un quartier puissent se prendre collectivement en main. C’est ça la cohésion sociale !

Car aujourd’hui que nous propose-t-on ? Une gestion d’une propriété communale de type « court de tennis » : une simple location de locaux à des tarifs inaccessibles pour bon nombre d’associations.
Où est le projet fédérateur d’un quartier ? Où est le lien social ? Où est la volonté de participation ?
Comment justifier une telle trahison du projet, si ce n’est par une volonté du pouvoir communal de mieux contrôler les activités qui se dérouleront au 133 ? Quel est le projet culturel communal pour le lieu (j’aimerais entendre la vision de l’Echevin de la Culture à ce sujet) ?

Une autre piste était possible : si le Collège voulait réellement pérenniser l’asbl et poursuivre le projet participatif, il pouvait détacher des membres de son personnel auprès de l’asbl. Cela s’est déjà fait par le passé.

Aujourd’hui, faute d’être parvenu à dissoudre l’asbl Viaduc, la Commune l’asphyxie. Elle devra, en effet, poursuivre ses activités sans personnel, sans locaux, sans subsides, sans mobilier, avec une dette, avec une situation peu claire en matière de facture de téléphone à partir du 1er janvier 2007 et un contrat aventureux pour la location d’une machine à snacks…

A ce propos, soyons de bon compte, lors de l’AG de l’asbl Viaduc de ce mercredi 17 janvier, Monsieur le Bourgmestre a pris plusieurs engagements :

- éponger par un prêt la dette de 11.000€ que l’asbl doit à l’ONSS (en contrepartie de la cession a titre gratuit du mobilier de l’asbl à la Commune)

- charger le Service juridique de la Commune de faire une proposition à l’entreprise qui a installé la machine à snacks pour dédommagement de 9.000€ en cas de rupture de contrat. Le contrat signé avec l’entreprise dépassant la date du contrat de quartier…

- prendre en charge à partir du 01/01/07les frais de téléphone, de fax et de la ligne adsl que les anciens travailleurs de l’asbl continuent d’utiliser.

Lors de l’intronisation du nouveau Collège en décembre dernier, Monsieur le Bourgmestre avait déclaré vouloir faire de la participation un de ses chevaux de bataille. Nous nous en réjouissions car nous ne lui connaissions pas cette fibre citoyenne. Il nous faut dès aujourd’hui malheureusement déchanter…

En vous remerciant pour votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s, à l’expression des mes sentiments les plus respectueux.

Yves ROUYET
Conseiller Communal


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Quelle réaction communale aux pics de pollution importants ?

Interpellation du Conseil Communal du 22 mars 2007 - Yves Rouyet, Conseiller Communal

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s,

la Région bruxelloise a connu la semaine dernière un pic de pollution très important. En effet, en raison d’un phénomène d’inversion thermique corrélé à une absence de vent, la concentration en particules fines (entre autre) émanant du trafic routier a atteint un niveau dangereux pour la santé publique
Réagissant ainsi à un taux moyen de polluants anormalement élevé en moyenne à Bruxelles , certaines autorités régionales à prendre des mesures d’urgence (réduction de la vitesse des automobiles sur les autoroutes flamandes et certains tronçons du Ring de Bruxelles).

Si la moyenne bruxelloise était déjà interpellante, au niveau local des taux encore plus élevés ont été enregistrés dans certains quartiers de la Région. C’était le cas à Ixelles !

En effet, la station de mesures située avenue de la Couronne a relevé des taux très inquiétants . On peut supposer que les taux de pollution étaient également élevés le long d’autres grands axes de circulation comme la rue du Trône ou le boulevard Général Jacques. Voiries qui sont aussi très habitées.

Je le concède, il était difficile de réagir le jour même. Par contre, nous pouvons anticiper ce type de situation qui se produit régulièrement en hiver. En été, ce sont les concentrations d’ozone qui peuvent poser problème.
Les scientifiques ont démontré la corrélation entre les concentrations de polluants et les problèmes respiratoires (asthme, embolies pulmonaires) et les allergies, surtout chez les jeunes enfants et des personnes âgées.
D’après l’IBGE « les résultats de plusieurs études épidémiologiques récentes suggèrent, par exemple, que le nombre journalier d’hospitalisations causées par des maladies cardiovasculaires est associé à la concentration de plusieurs polluants atmosphériques (poussières, ozone,...). Une autre étude suggère que l’exposition de longue durée aux particules fines (PM10) et très fines (PM2.5) serait considérée comme le risque sanitaire le plus important de la pollution par l’air ambiant. Elle estime que 102.000 à 368.000 décès de personnes de 35 ans et plus, vivant dans les villes européennes, sont attribuables chaque année à une exposition prolongée à ces poussières.
La santé de chacun peut être affectée différemment en fonction du degré de pollution, du type de polluant, de la durée d’exposition, de sa sensibilité, de son état de santé général, de son âge, etc. En général, les personnes les plus sensibles à la pollution et donc le plus rapidement touchées sont les enfants (particulièrement sensibles car en plein développement), les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques.
Le système respiratoire est l’organe cible par excellence des polluants atmosphériques. Via l’air que nous respirons, les polluants, même à des concentrations peu élevées, pénètrent dans le système respiratoire en grandes quantités. Les effets possibles vont ainsi de changements temporaires réversibles de la fonction pulmonaire, en passant par l’apparition de symptômes épisodiques qui réduisent les activités normales, jusqu’à des dysfonctionnements respiratoires permanents et des formes cliniques de maladies respiratoires chroniques ».
Dès lors, ne pas agir, en connaissance de cause, serait inacceptable.

Je suggère donc que la Commune d’Ixelles prenne l’initiative de mettre sur pied rapidement un plan de réaction rapide aux prévisions météorologiques alarmantes en concertation avec les autorités régionales.
Plan qui envisagerait toutes les mesures pertinentes pour réduire l’impact du trafic routier sur la santé des habitants d’Ixelles : limitation du trafic et contrôle de la vitesse le long des grands axes (aussi aux heures creuses), renforcement de l’offre de transport en commun, information de la population, etc.

Ne doutant de votre sensibilité à la santé de vos administrés, je serais heureux de vous entendre à ce sujet. En vous remerciant pour votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s, à l’expression des mes sentiments les plus respectueux.

Yves ROUYET
Conseiller Communal


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Déplacement des arceaux vélo devant l’église St-Boniface

Conseil Communal du 25 janvier 2007 : Question au Collège - Yves Rouyet, Conseiller Communal

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s,

L‘aire de stationnement pour vélos située devant l’église Saint-Boniface était une des plus utilisée d’Ixelles (avec celle placée devant le café Belga Place Flagey). Son déplacement est une des premières mesures prises par la nouvelle majorité d’Ixelles. Elle a fait beaucoup réagir le monde des cyclistes pour différentes raisons :
Le nouvel emplacement (sur le trottoir à l’angle de la rue Saint-Boniface et de la rue de la Paix) est mal choisi dans la mesure où les vélos constituent aujourd’hui une entrave à la circulation des piétons et des PMR.
Les arceaux ont été installés avec désinvolture (un arceau planté dans la terre et accroché à un arbre) ;
Cette mesure est évidemment très symbolique d’une nouvelle politique en matière de mobilité. Elle marque effectivement déjà un certain retour en arrière. Je me permets de rappeler qu’Ixelles, après avoir reçu en 2000 le prix du « Vieux clou rouillé » qui dénonce la plus mauvaise commune en matière de politique cyclable, a gagné le « Vélo d’Or » l’année suivante et, depuis, a presque toujours été nominée !

Renseignements pris, la raison invoquée serait que ces arceaux vélos empêchaient les camions de manœuvrer. Notons que les voitures qui s’y trouvent désormais régulièrement en stationnement illicite ne semblent étonnamment pas constituer aux yeux de la communes un problème pour lesdites manœuvres.
Ce qui est certain, c’est que les nouveaux arceaux empêchent les piétons et personnes à mobilité réduite de circuler aisément.

Dès lors différentes questions se posent :

Faut-il absolument que des camions manœuvrent à cet endroit ? De quels camions s’agit-il (pompiers, poubelles, livraisons) ? De quel tonnage maximum ?

Même si les nouveaux emplacements de stationnement pour vélos que la Commune a choisi place St-Boniface semblent respecter le RRU, pourquoi ne pas avoir utilisé un emplacement de stationnement voiture plutôt que le trottoir pour y installer des arceaux ? Pour info, sur la superficie d’un emplacement de stationnement automobile (1,6 occupants en moyenne), on peut stationner environ 10 vélos.

Que compte entreprendre la Commune pour empêcher le stationnement illicite à l’endroit libéré des vélos ? Stationnement illicite qui, lui aussi, gêne les manœuvres des camions !

En quoi, par cette mesure, la Commune entend-t-elle défendre les modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle et donc participer à la lutte contre le réchauffement climatique et la qualité de vie en ville ?

En vous remerciant pour votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevin-e-s, à l’expression des mes meilleures salutations.

Yves ROUYET
Conseiller Communal


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Règlement relative aux magasins de nuit et aux bureaux privés pour les télécommunications

Interpellation du Conseil Communal du 22 mars 2007 - Yves Rouyet, Conseiller Communal

A la lecture du projet de règlement relatif aux magasins de nuit et aux bureaux privés pour les télécommunications, je ne peux m’empêcher de m’interroger : dans de nombreuses communes des actions sont prises si pas « contre » les night shop et les cabines téléphoniques, du moins afin d’en limiter la « prolifération » dans certains quartiers. « Prolifération », comme s’il s’agissait d’une maladie contagieuse…

Pourquoi ce type de commerce suscite-t-il tant de réactions négatives ?

La concentration ?

La concentration de certains commerces dans un lieu précis n’est ni une nouveauté ni une spécificité des commerces dont il est question. La toponymie de Bruxelles en témoigne puisque dès l’ancien régime on identifiait à Bruxelles une rue des bouchers, une rue Marché aux herbes, une rue des poissonniers, etc. Aujourd’hui certaines concentrations sont frappantes : les pitas rue Marché aux fromages (déjà !), les stylistes rue Antoine Dansaert, les restaurants dans les quartiers Saint-Boniface et du Châtelain, les coiffeuses à Matongé. Des géographes spécialisés dans l’analyse des noyaux commerciaux démontrent même qu’une certaine concentration favorise, d’une part, la concurrence et donc des meilleurs prix pour les consommateurs et, d’autre part, augmente la visibilité commerciale, tout bénéfice pour les commerçants. « si je veux trouver un antiquaire, je vais au Sablon ».

Une inadéquation avec la demande ?

Au contraire, les modes de vie urbains évoluent. Aujourd’hui les night shops permettent aux travailleurs aux horaires de plus en plus flexibles de bénéficier tardivement d’un lieu d’approvisionnement. De même, les bureaux de télécommunications permettent aux nombreux travailleurs immigrés de joindre leur famille dans des pays lointains à bas prix et prenant en compte du décalage horaire.

Ces commerces ne respectent-ils pas les lois sur le travail ?

C’est sans doute exact que dans certains cas, un travail au noir existe, de même que le non respect du nombre d’heure de prestation, en recul par rapport aux avancées sociales dans notre pays. Mais généraliser, c’est faire un procès d’intention de facto.

Ces commerces sont-ils une plaque tournante de trafic de drogue ?

C’est une légende urbaine, insultante pour la toute grosse majorité des commerçants au dessus de tout reproche.

Les commerces de nuit causent-ils des nuisances nocturnes ?

La plupart de ces commerces sont parfaitement calmes. Si certains, situés le long de grands axes engendrent du bruit, c’est souvent à cause du trafic automobile qui s’y rend. C’est regrettable, mais ce n’est là non plus une spécificité des commerces de nuit. Qu’on pense aux restaurants.

Ces commerces sont-ils un facteur d’insécurité ?

Au contraire, ils sont souvent la seule lumière, la seule vie – voire refuge – la nuit dans certaines artères. Ce qui constitue un facteur rassurant, en particulier pour les femmes.

Les bureaux privés de télécommunication, ça ne fait pas chic ?

En effet, il y a plus attractif pour un noyau commercial qu’une vitrine remplie de petites affichettes de prix de communications par pays. Et vous avez sans doute raison de vouloir limiter à 20 % la superficie couverte de la vitrine. Mais soyons de bon compte : qui d’entre-nous n’en a pas profité pour apposer sa bobine à la vitrine de ces mêmes établissements pendant la campagne électorale. Et certains plus que d’autres…

Pourquoi dès lors créer un règlement spécifique qui vise ces activités ?

Les horaires d’ouverture sont fixés par la Loi. Le travail au noir, les comptabilités occultes, les denrées alimentaires périmées, le tapage nocturne sont interdits et punissables par la Loi. Il suffit de contrôler ! Et si un établissement pose de sérieux problème, il peut être fermé par arrêté du bourgmestre, le Ministère des Finances ou les services de l’hygiène.

On le voit, aucun argument ne tient la route à l’analyse.

D’ailleurs qui songerait à dire que les Withe night posent problème. Ils sont pourtant ouverts très tard et leur vitrine est entièrement obstruée. Idem pour Daily Traiteur et autres enseignes situées dans les quartiers plus bourgeois de notre commune.

Je crains, dès lors, que s’attaquer aux night shop et cabines téléphoniques privées ne soit mû uniquement par un réflexe populiste, je n’ose imaginer raciste.

Ayons une démarche positive

On devrait, au contraire, se réjouir que des jeunes, souvent peu qualifiés, souvent issu de l’immigration se lancent de manière courageuse dans l’aventure de petit indépendant. C’est souvent l’unique planche de salut pour ces jeunes écartés du marché de l’emploi par manque de qualification ou par racisme.

Moi aussi, je regrette parfois le manque d’imagination et d’innovation commerciale dans l’ouverture du Xème night shop dans une rue. Une démarche positive vis-à-vis des jeunes entrepreneurs, par une formation, pourrait peut-être mieux les orienter dans leurs choix et éviter ainsi que la « main invisible du marché » ne régule tout ça, fermetures prématurées à la clé. Il s’agirait d’une démarche positive, dont l’initiative pourrait être prise par la Maison de l’emploi, plutôt que cette action communale négative de tracasserie administrative qui sera vécue comme une nouvelle frustration d’une population déjà souvent stigmatisée.

Il est délicat, Madame l’Echevine, de prôner l’économie de marché et la liberté d’entreprendre et ensuite regretter l’apparition de certaines d’activités. Ou alors, me suis trompé sur votre compte ? Sans doute prônez-vous une régulation des noyaux commerciaux dans le cadre d’une économie planifiée comme il en existait et en existe encore dans certains pays socialistes. Je n’y suis pas opposé mais il ne faut pas, alors, mener une politique de deux poids deux mesures. Interdisons les nouveaux restaurants au Châtelain, les nouveaux grands magasins de textile chaussée d’Ixelles.

Dans l’espoir que vous aurez la sagesse de revoir votre règlement, je vous remercie d’avance, Madame l’Echevine, pour votre réponse

Yves Rouyet ,

Conseiller Communal, Groupe Ecolo


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asbl Viaduc : la participation en berne

interpellation 25 janvier 2007

La nouvelle majorité conservatrice (MR-PS) l’a déclaré : " la participation citoyenne sera une de nos priorités". Quelle blague ! A peine installé, le Bourgmestre supprime l’asbl Viaduc qui, justement, dynamisait la participation dans le quartier Blyckaert....

Le dossier de base préalable au Contrat de Quartier Blyckaert – Matonge avait insisté sur l’importance de développer dans le quartier une dynamique positive de cohésion sociale. Ce diagnostic était justifié, d’une part, par les très vives tensions qui existaient alors à Matonge et, d’autre part, par la richesse du tissu associatif et culturel du quartier qu’il était pertinent de mettre en réseau. L’idée retenue dans le cadre du volet 5 du Contrat de Quartier fut d’acquérir l’immeuble situé au 133 de la rue du Viaduc et d’y mettre en place une dynamique urbaine participative concrétisée par la création d’une asbl socioculturelle dénommée « Le Viaduc asbl » L’objectif de cette ASBL était de favoriser et de renforcer la développement culturel, social – voire économique – de ce quartier en apportant un soutien aux projets des habitants et des organisations de la société civile.

L’originalité du projet résidait donc dans son caractère participatif. En effet, la destination du lieu devait être définie par et au bénéfice des habitants et des associations du quartier, en partenariat avec les pouvoirs publics. Dans cette optique, le CA et l’AG de l’asbl furent constitués en partie de représentants de la Commune (la présidence étant assurée par le Bourgmestre), en partie de la société civile (habitants et associations).

Au début de l’année 2007, comme on pouvait le craindre après les élections, tout a basculé : la composante communale de l’asbl a démissionné, le Président (Willy Decourty) en tête ; le personnel de l’asbl a été repris par la Commune et l’asbl Viaduc est priée de quitter le bâtiment 133 rue du Viaduc.

Aujourd’hui que nous propose-t-on ? Une gestion d’une propriété communale de type « court de tennis » : une simple location de locaux à des tarifs inaccessibles pour bon nombre d’associations. Où est le projet fédérateur d’un quartier ? Où est le lien social ? Où est la volonté de participation ? Comment justifier une telle trahison du projet, si ce n’est par une volonté du pouvoir communal de mieux contrôler les activités qui se dérouleront au 133 ? Quel est le projet culturel communal pour le lieu ?

(Le texte complet de l’interpellation ci-dessous)


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Budget 2008 : la Commune file dans le rouge

analyse du groupe ECOLO

Le budget communal ne relève aucun défi que l’urgence sociale commande pourtant. Il ne révèle aucun projet porteur, dynamique, enthousiasmant. Il n’anticipe aucun enjeu environnemental, ni culturel, ni éducationnel, ni urbanistique.

Et pire que tout, ce budget ne présente aucune cohérence politique : tous les projets intégrés sont détricotés ou, à tout le moins, invisibles.

Les finances des communes bruxelloises vivent globalement des moments difficiles. Quelle que soient les majorités au pouvoir ! Schaerbeek, Forest, etc. sont sous plan d’assainissement et beaucoup d’autres municipalités s’y dirigent dangereusement dont la nôtre. Le phénomène est structurel. Il est la conséquence de décisions prises à d’autres niveaux de pouvoir que nous devons, ensemble, dénoncer. Et ce n’est pas une manière de se défausser car ce ne sont pas des martiens qui sont à la manœuvre aux niveaux régional ou fédéral mais bien nos amis, voire nous même. Vous plus souvent que nous d’ailleurs…

Qui en effet à l’étranger peut comprendre qu’une des communes les plus prisée d’une des régions les plus riches d’Europe, là où est situé le parlement européen est à ce point en difficulté financière. Nombreux sont les visiteurs à s’indigner de l’état des voiries, de la propreté, de la sécurité… sans s’interroger sur la part de leur participation aux frais de la collectivité.

On compte à Ixelles de nombreux fonctionnaires internationaux qui ne payent pas ou peu d’impôts locaux. Si on peut admettre que la frange la plus pauvre de la population – insolvable - ne peut pas participer à l’effort collectif, il est difficilement admissible qu’une partie de la frange la plus aisée élude également l’impôt. Faisant reposer sur la classe moyenne l’essentiel de l’effort. Paradoxalement, lorsqu’on construit plus de 300 nouveaux logements dans le quartier Léopold, les rentrées nouvelles pour la Commune sont réduites à peau de chagrin. Car, en fait de nouveaux logements, il s’agit souvent de flat-hôtels déguisés, secondes résidences où résidence principale d’un fonctionnaire exempté d’impôt. C’est intenable.

De même, lorsqu’on réalise avenue de la Couronne des milliers de nouveaux m² de bureaux, c’est la Police fédérale qui s’y installe faisant gonfler la main morte.

Et pourtant, ces nouveaux habitants et travailleurs engendrent des frais pour la collectivité. Ils réclament, et c’est normal qu’on assure leur sécurité, que leur rue soit propre et éclairée, que des activités culturelles leur soient proposées, etc.

Il faut dénoncer ce scandale et exiger – c’est d’actualité – un refinancement des communes bruxelloises à hauteur de l’importance de la main morte.

A l’heure où certains parlent de régionalisation de la fiscalité et craignent un dumping fiscal. Il faut oser dénoncer l’incroyable injustice de la fiscalité intra régionale. Les communes riches peuvent se permettre de limiter les additionnel ou le précompte là où d’autres sont forcées de les maintenir élevés. Tous les habitants de Bruxelles ne sont pas égaux devant l’impôt et c’est inacceptable. Nous plaidons pour une régionalisation des additionnel à l’IPP pour davantage de solidarité entre les communes de première et de deuxième couronne. La balle est dans le camp du Ministre-Président.

On peut s’apitoyer sur son sort ou réagir. Nous demandons qu’à l’aube d’une Réforme de l’Etat qui risque de redistribuer les cartes fiscales en Belgique, la Commune d’Ixelles fasse très clairement entendre ses préoccupations qui sont celles de la plupart des autres communes bruxelloises. Nous déposerons une motion dans ce sens prochainement.

Manque de dynamisme politique

En attendant, il nous faut survivre. Et là, le Collège nous semble bien timoré. Si Lapalisse avait été Echevin des Finances, il n’aurait dit autre chose : il faut augmenter les recettes et réduire les dépenses. Mais pas n’importe quelles dépenses !

Alors que c’est aux dépenses d’énergie qu’il faut s’attaquer, le Collège diminue encore le budget de la Culture (si, si c’était possible), de l’enseignement technique et professionnel, l’aide aux handicapés et les subsides à caractère sociaux (diminution de 20%).

Quant aux frais de personnel, priorité du Collège, l’Echevin des Finances semble en échec. Et pourtant la restructuration de l’administration communale est vitale. La commune a pour vocation de rendre un service le plus performant possible. Sinon les tentations seront grandes de privatiser des pans entiers de l’administration, ce que nous réprouvons. Mais, au lieu de se donner comme objectif bête et méchant le non remplacement d’agents, ce qui s’avère délicat pour certains services et infructueux, c’est une restructuration complète que nous attendons.

Quant aux recettes, l’Echevin des Finances a été forcé – contrairement à ses promesses électorales – à maintenir les taux de précompte et d’additionnel.

La déclaration de politique générale faisait état de fiscalité environnementale dont on ne voit rien venir mis à part la taxe sur les imprimés publicitaires. Un bon point, mais on aurait préféré qu’en parallèle on n’autorise pas des bâches publicitaires de 20 m² sur les immeubles.

Le Collège fait preuve de peu d’initiative dans la recherche de subsides européens. Nous disposons d’un échevinat de l’Europe dont j’aimerais connaître le bilan. Car jusqu’à présent je n’ai vu que des réceptions et des concerts de noël. Alors que la Mairie de Lille nous offrait sur un plateau d’argent de participer au réseau Interreg avec près d’un million d’investissement à la clé et la possibilité de financer du personnel.

Enfin, il faut absolument creuser les économie d’échelle possible par une politique de concertation transfrontalière avec les communes voisines.

Le budget invisible

Et puis, il y a tout ce qu’on ne trouve pas dans le budget, dont l’égalité des chances. Après avoir supprimé le Mois de la Culture des Femmes, le Collège nous avait promis de faire amende honorable en créant un Echevinat de l’égalité des chances. Mais sans le moindre euro, on voit mal ce que le nouvel Echevin pourra bien entreprendre de spectaculaire.

Et il y a aussi tout ce qui ne se traduit pas en chiffres mais qui est tellement révélateur d’une certaine orientation politique : immobilisme en mobilité, relation dégradées avec les associations, avec les écoles et leurs responsables, le journal communal…


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La politique vélo en rade à Ixelles

communiqué de presse du 20 mai 2007

Chaque mois de mai se tient la traditionnelle semaine de promotion des déplacements à vélo : l’opération Dring Dring. C’est donc un bon moment pour faire le point sur l’avancement des mesures prises en faveur de l’usage du vélo. A Ixelles, le bilan de la nouvelle majorité conservatrice est vite dressé : le vide !

2001 – 2006 : l’Age d’Or

Alors que presque rien n’avait été entrepris avant 2000, le bilan de l’ancienne majorité est assez extraordinaire en la matière :

 les arceaux de stationnement pour vélo ont été multipliés (notamment devant les lieux culturels et dans les écoles),  les Sens Uniques Limités (SUL) ont été généralisés,  un rang cycliste conduit les enfants à l’école encadré par des agents de prévention à vélo,  la commission vélo qui rassemble les administrations communale et régionale ainsi que les associations d’usagers s’est réunie régulièrement, notamment pour travailler sur les Itinéraires Cyclables Régionaux (ICR),  des vélos ont été mis à disposition des agents communaux pour leurs déplacements de service,  les déplacements domicile – travail en vélo sont remboursés,  etc.

On venait de loin puisqu’en 2000 Ixelles recevait le prix peu enviable du « Vieux clou rouillé » qui dénonce la municipalité la plus lamentable en matière de politique cyclable. En 2001, changement spectaculaire, la commune remportait le Vélo d’Or. Ce prix récompense la commune la plus dynamique en matière de politique cyclable. Les années suivantes, Ixelles fut presque chaque fois nominée !

2007 : une majorité conservatrice visiblement anti vélos

Depuis que la nouvelle majorité conservatrice (MR-PS) est installée. Qu’a-t-elle fait ? Alors que tant le MR ixellois que le PS se décrivaient durant la campagne électorale comme les plus ardents défenseurs des cyclistes, le bilan semble bien maigre, voire négatif.

 aucun nouvel arceau vélo n’a été installé alors que la demande ne cesse d’augmenter.

 pire, les emplacements les plus populaires ont été supprimés

 Les ICR semblent bloqués. Un vent défavorable nous rapporte que les projets d’ICR qui prévoient la sécurisation des carrefours, seraient bloqués parce qu’ils suppriment des places illégales de stationnement.

 La commission vélo ne s’est pas réunie alors que ce serait la moindre des choses en début de législature.

 Aucune nouvelle initiative n’a été prise…


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Stationnement sur la place Sainte-Croix les jours de marché

Interpellation du Conseil Communal du 16 octobre 2008

Le Bourgmestre socialiste d’Ixelles a pris la curieuse décision d’autoriser le stationnement sur la place Sainte-Croix les jours de marché. La majorité conservatrice a visiblement préféré les bagnoles aux enfants et aux promeneurs... Quelle honte !

Des places piétonnes

Les places Sainte-Croix et Flagey viennent enfin d’être rendues au public après des années de chantier ; Ces espaces publics ont fait l’objet d’un long travail de participation quant à leur usage et d’un concours international d’architecture quant à son aménagement ; Depuis leur réouverture, les places Sainte-Croix et Flagey rencontrent un succès évident : les bancs, les places et l’espace « fontaine » sont utilisés massivement par une foule de tous âges et de tous statuts social ; En particulier, ces places sont visiblement utilisées par des familles du quartier qui ne disposent pas de jardin ou de terrasses ; L’occupation de ces places fait la joie des enfants qui ne disposent d’aucun espace de jeux dans le quartier ;

A mort les enfants, Vive les autos !

Le marché se tient les samedis et dimanches de l’aube à au moins 14h00 et qu’ensuite, commencent le démontage et le nettoyage de Bruxelles propreté ; Les enfants sont à l’école ou à la crèche la semaine et donc ne peuvent profiter des places que précisément le week-end ; Malgré le stationnement et les manœuvres dangereuses des automobiles, de nombreux enfants continuent à s’exercer à l’apprentissage du vélo sur la place Sainte-Croix, ce qui pose un réel problème de sécurité routière ;

Des chaussettes et des poireaux

Le marché accueille un nombre de marchands sensiblement identique qu’à l’époque où il se situait le long des étangs et que donc la demande de stationnement n’a pas augmenté ; La nature des produits vendus n’a nullement l’ambition de s’adresser à une vaste zone de chalandise mais, au contraire, prioritairement aux habitants du quartier ; Ces habitants ne doivent pas se rendre au marché en voiture et que, s’ils le font, ce comportement irrationnel devrait être découragé par des pouvoirs publics responsables ;

Davantage de place de parking qu’avant

Depuis le déplacement du marché, le nombre de places de stationnement disponible en voirie à fortement augmenter (90 places libérées le long des étangs) ; Le parking souterrain ne sera disponible qu’au minimum dans un an.


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GB partout, justice nulle part !

Interpellation du Conseil Communal du 19 juin 2008

Le petit commerce ixellois en danger face aux nouvelles stratégies d’implantation des « majors » de la grande distribution.

Récemment, Ixelles, comme d’autres communes, a été le théâtre d’implantation de nombreuses nouvelles petites et moyennes surfaces commerciales de la grande distribution.

Les enseignes Carrefour et Delhaize, après des décennies d’abandon du centre-ville au profit d’hypermarchés de périphérie, ont radicalement changé de politique en réinvestissant dans les quartiers anciens. Ils suivent de la sorte le mouvement de retour en ville et tentent de regagner des parts de marché auprès des urbains.

Rien que ces derniers mois, on a vu s’ouvrir des enseignes franchisées de Carrefour au Pont du Germoir, place Blyckaert et place Flagey. Distantes donc de 500 mètres maximum ! Cette stratégie agressive vise à tuer et prendre la place des petites épiceries de quartier. C’est aussi une réaction à la stratégie développée par Delhaize voici plus de 5 ans avec l’ouverture de magasins Proxi et City.

La guerre de la proximité que se livrent deux des principales entreprises de grande distribution en Belgique, en pratiquant un dumping sur les prix, fait des victimes indirectes : les petits commerçants.

En effet, les marchands de journaux, dont une part non négligeable du chiffre d’affaire est constituée par la vente de confiseries et les boissons, ne pourront pas s’aligner sur les prix pratiqués par Carrefour. Tout bénéfice pour le consommateur ? Dans un premier temps sans doute. Mais, très rapidement, celui-ci risque d’être confronté à la disparition de commerces pourtant essentiels à notre vie en société.

De même, les boulangeries, les poissonneries et les boucheries, qui vendent des produits et proposent un service de qualité, risquent de subir la concurrence de plein fouet. Et je ne parle même pas des petites épiceries dont la mort est annoncée.

En outre, à terme, ce sont des dizaines d’emplois qui sont menacés. Ceux-ci n’étant que très partiellement compensés par les nouveaux jobs de caissières et magasiniers.

Si les pouvoirs publics veulent privilégier la qualité et la diversité de la structure commerciale de proximité, ils doivent réagir.

Trois pistes :

1) Faire respecter les règles d’urbanisme relatives aux zones de livraison, aux enseignes, etc. ainsi que les lois sur le travail. 2) Limiter l’implantation de nouvelles enseignes au travers la délivrance des permis ; 3) Encourager, faire connaitre, accompagner les petits commerçants de quartier.


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Quelle politique du logement étudiant à Ixelles ?

Interpellation du Conseil Communal du 15 novembre 2007

Ixelles est une des communes bruxelloises au caractère « étudiant » le plus marqué. En effet, des milliers de jeunes de plus de 18 ans y étudient dans des établissements universitaires, des hautes écoles, des écoles de promotion sociale ou autres. Ne citons que les ULB, VUB, La Cambre Architecture, La Cambre Arts Visuels, l’EPFC, l’Institut Fernand Coq, etc. Il est donc logique et urgent que la Commune se dote d’une véritable vision politique en matière de logement étudiant.

On le sait, Bruxelles connait une grave crise du logement. C’est pourquoi, la Région a décidé un Plan Logement qui vise à réaliser 5000 logements sociaux et moyens en 5 ans. Mais la question du logement étudiant a malheureusement été oubliée.

Pourtant, une part non négligeable des étudiants est très mal logée. Il n’est pas rare qu’ils dorment, mangent et étudient dans des logements trop exigus, surpeuplés, insalubres et/ou inadaptés à l’étude. C’est évidemment encore plus le cas pour les étudiants issus de milieux sociaux défavorisés qui, bien qu’ils puissent bénéficier de bourses, n’ont pas tous l’occasion de trouver une place dans un kot mis à disposition directement ou indirectement par les établissements d’enseignement. Mais c’est aussi le cas des étudiants boursiers étrangers (doctorants, erasmus, etc.).

La pénurie de logements étudiants a un impact sur le marché du logement « classique ». En effet, comme le nombre de kots est limité, les étudiants cherchent à se loger sur le marché des maisons et appartements. Des propriétaires en profitent pour subdiviser leurs biens (avec ou sans permis) dans des conditions parfois scandaleuses. Donc, indirectement et involontairement, les étudiants poussent le marché immobilier résidentiel locatif à la hausse.

Inversement, la hausse générale des loyers à Ixelles, rend le marché classique des appartements difficilement abordable. Lui faisant perdre de facto sont rôle de soupape capable de compenser la pénurie de kots. L’opportunité

Le Groupe ECOLO l’a souvent souligné, certains quartiers d’Ixelles ont la vocation d’être de véritables quartiers étudiants. On pense en premier lieu au Cimetière d’Ixelles. Un quartier étudiant n’est, à nos yeux, pas uniquement un espace où est localisé une université mais également un lieu où on peut se loger, se cultiver, se rencontrer et consommer spécifiquement. A l’image du Quartier Latin à Paris par exemple.

A l’heure où l’avenir du Site de Delta est en question, en ce compris les terrains situés sur le campus de la Plaine et vendus par l’ULB au privé, une opportunité s’offre à nous. La Commune d’Ixelles devrait envisager, dans le cadre d’un PPAS, d’un Schéma Directeur ou de tout autre instrument urbanistique, la pertinence d’ériger une véritable cité étudiante. Cité qui comporterait des logements mais également des équipements ad hoc. Une telle stratégie de développement ne peut évidemment pas s’élaborer sans une collaboration étroite avec les établissements d’enseignement.


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Elargissement du Ring Nord

Motion du Conseil communal proposée par le Groupe ECOLO

La Région flamande a ouvert une enquête publique jusqu’au 6 novembre 2008 concernant l’étude d’incidence relative à l’élargissement du Ring Nord.

L’élargissement d’une partie du Ring aurait naturellement des conséquences sur l’ensemble de la Région bruxelloise tant en termes de mobilité qu’en termes de qualité de l’air et de santé publique.

L’enquête en cours porte plus précisément sur les orientations à donner à l’étude d’incidence dont une première version a déjà été rédigée. Actuellement, cette étude n’envisage, avec une vision étroite, que l’hypothèse de l’élargissement pur et simple du Ring Nord. Aucune alternative à l’augmentation de la capacité routière n’est envisagée, les conséquences du projet sur la Région bruxelloise sont ignorées et seuls les effets à court terme de l’élargissement sont envisagés.

Le Gouvernement bruxellois a adressé un courrier d’information sur cette enquête à l’ensemble des communes bruxelloises et les invite à réagir par la remise d’un avis.

Texte de la motion

Le Conseil communal, ayant pris connaissance de l’étude d’incidence soumise à enquête publique par la Région flamande dans le cadre d’un éventuel élargissement du Ring Nord ;

Considérant que l’étude en question

- n’envisage pas les répercussions d’un tel projet à long terme ;

- n’envisage pas d’alternative à l’augmentation de la capacité routière pour résoudre les problèmes de congestion du Ring ;

- ignore les répercussions que le projet ne manquera pas d’avoir sur la Région bruxelloise ;

- ignore qu’une augmentation de capacité routière entraîne systématiquement une augmentation du trafic routier ;

- ignore l’augmentation de l’offre de transport que le RER et le Diabolo vont offrir

- ne prend pas en compte les nuisances engendrées par le chantier de l’élargissement du Ring Nord qui durera plusieurs années

Considérant qu’il est admis que si l’élargissement devait être réalisé, après quelques années, le Ring Nord serait à nouveau congestionné ;

Demande à la Région flamande que l’étude de l’élargissement du Ring Nord soit complétée par

- la prise en compte de l’hypothèse BAU (business as usual) ;

- la prise en compte de l’augmentation de trafic que générera l’augmentation de la capacité routière ;

- une analyse sur les effets également à long terme de l’élargissement du Ring Nord tant en termes de mobilité que de qualité de l’air ;

- une analyse des effets de l’élargissement du Ring Nord sur la mobilité interne de la Région bruxelloise (flux de circulation, effets sur les transports en commun, …) ainsi que sur les effets en matière de qualité de l’air (particules fines, dioxyde d’azote, hydrocarbures). Cette analyse doit distinguer les incidences à court, moyen et long termes. Une analyse similaire doit être réalisé pour les options d’alternatives à l’élargissement des capacités du Ring ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord en matière de pollution sonore, notamment concernant l’exposition de la population bruxelloise ;

- une prise en compte de la mise en œuvre du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord sur le développement du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’évolution de la demande de mobilité en matière de fret en transit et à destination de la zone riveraine au RING, spécifiquement les zones d’activités économiques. Des alternatives à la desserte du fret par la route doivent également être étudiées (renforcement du diabolo, accès à la voie d’eau, etc.) ;

- la constitution de bandes de circulation réservées aux bus et aux voitures comptant au minimum trois occupants ;

- l’analyse des impacts du chantier d’élargissement du Ring Nord (embouteillages, pollution, …)

- l’analyse d’hypothèses intégrant l’évolution des prix des carburants, la mise en œuvre de systèmes de tarification à l’usage de la route (péage urbain, tarification de la distance parcourue, etc.), modification du système fiscal des voitures de société, etc.

L’élargissement d’une partie du Ring aurait naturellement des conséquences sur l’ensemble de la Région bruxelloise tant en termes de mobilité qu’en termes de qualité de l’air et de santé publique.

L’enquête en cours porte plus précisément sur les orientations à donner à l’étude d’incidence dont une première version a déjà été rédigée. Actuellement, cette étude n’envisage, avec une vision étroite, que l’hypothèse de l’élargissement pur et simple du Ring Nord. Aucune alternative à l’augmentation de la capacité routière n’est envisagée, les conséquences du projet sur la Région bruxelloise sont ignorées et seuls les effets à court terme de l’élargissement sont envisagés.

Le Gouvernement bruxellois a adressé un courrier d’information sur cette enquête à l’ensemble des communes bruxelloises et les invite à réagir par la remise d’un avis.

Texte de la motion

Le Conseil communal, ayant pris connaissance de l’étude d’incidence soumise à enquête publique par la Région flamande dans le cadre d’un éventuel élargissement du Ring Nord ;

Considérant que l’étude en question

- n’envisage pas les répercussions d’un tel projet à long terme ;

- n’envisage pas d’alternative à l’augmentation de la capacité routière pour résoudre les problèmes de congestion du Ring ;

- ignore les répercussions que le projet ne manquera pas d’avoir sur la Région bruxelloise ;

- ignore qu’une augmentation de capacité routière entraîne systématiquement une augmentation du trafic routier ;

- ignore l’augmentation de l’offre de transport que le RER et le Diabolo vont offrir

- ne prend pas en compte les nuisances engendrées par le chantier de l’élargissement du Ring Nord qui durera plusieurs années

Considérant qu’il est admis que si l’élargissement devait être réalisé, après quelques années, le Ring Nord serait à nouveau congestionné ;

Demande à la Région flamande que l’étude de l’élargissement du Ring Nord soit complétée par

- la prise en compte de l’hypothèse BAU (business as usual) ;

- la prise en compte de l’augmentation de trafic que générera l’augmentation de la capacité routière ;

- une analyse sur les effets également à long terme de l’élargissement du Ring Nord tant en termes de mobilité que de qualité de l’air ;

- une analyse des effets de l’élargissement du Ring Nord sur la mobilité interne de la Région bruxelloise (flux de circulation, effets sur les transports en commun, …) ainsi que sur les effets en matière de qualité de l’air (particules fines, dioxyde d’azote, hydrocarbures). Cette analyse doit distinguer les incidences à court, moyen et long termes. Une analyse similaire doit être réalisé pour les options d’alternatives à l’élargissement des capacités du Ring ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord en matière de pollution sonore, notamment concernant l’exposition de la population bruxelloise ;

- une prise en compte de la mise en œuvre du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord sur le développement du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’évolution de la demande de mobilité en matière de fret en transit et à destination de la zone riveraine au RING, spécifiquement les zones d’activités économiques. Des alternatives à la desserte du fret par la route doivent également être étudiées (renforcement du diabolo, accès à la voie d’eau, etc.) ;

- la constitution de bandes de circulation réservées aux bus et aux voitures comptant au minimum trois occupants ;

- l’analyse des impacts du chantier d’élargissement du Ring Nord (embouteillages, pollution, …)

- l’analyse d’hypothèses intégrant l’évolution des prix des carburants, la mise en œuvre de systèmes de tarification à l’usage de la route (péage urbain, tarification de la distance parcourue, etc.), modification du système fiscal des voitures de société, etc.

L’élargissement d’une partie du Ring aurait naturellement des conséquences sur l’ensemble de la Région bruxelloise tant en termes de mobilité qu’en termes de qualité de l’air et de santé publique.

L’enquête en cours porte plus précisément sur les orientations à donner à l’étude d’incidence dont une première version a déjà été rédigée. Actuellement, cette étude n’envisage, avec une vision étroite, que l’hypothèse de l’élargissement pur et simple du Ring Nord. Aucune alternative à l’augmentation de la capacité routière n’est envisagée, les conséquences du projet sur la Région bruxelloise sont ignorées et seuls les effets à court terme de l’élargissement sont envisagés.

Le Gouvernement bruxellois a adressé un courrier d’information sur cette enquête à l’ensemble des communes bruxelloises et les invite à réagir par la remise d’un avis.

Texte de la motion

Le Conseil communal, ayant pris connaissance de l’étude d’incidence soumise à enquête publique par la Région flamande dans le cadre d’un éventuel élargissement du Ring Nord ;

Considérant que l’étude en question

- n’envisage pas les répercussions d’un tel projet à long terme ;

- n’envisage pas d’alternative à l’augmentation de la capacité routière pour résoudre les problèmes de congestion du Ring ;

- ignore les répercussions que le projet ne manquera pas d’avoir sur la Région bruxelloise ;

- ignore qu’une augmentation de capacité routière entraîne systématiquement une augmentation du trafic routier ;

- ignore l’augmentation de l’offre de transport que le RER et le Diabolo vont offrir

- ne prend pas en compte les nuisances engendrées par le chantier de l’élargissement du Ring Nord qui durera plusieurs années

Considérant qu’il est admis que si l’élargissement devait être réalisé, après quelques années, le Ring Nord serait à nouveau congestionné ;

Demande à la Région flamande que l’étude de l’élargissement du Ring Nord soit complétée par

- la prise en compte de l’hypothèse BAU (business as usual) ;

- la prise en compte de l’augmentation de trafic que générera l’augmentation de la capacité routière ;

- une analyse sur les effets également à long terme de l’élargissement du Ring Nord tant en termes de mobilité que de qualité de l’air ;

- une analyse des effets de l’élargissement du Ring Nord sur la mobilité interne de la Région bruxelloise (flux de circulation, effets sur les transports en commun, …) ainsi que sur les effets en matière de qualité de l’air (particules fines, dioxyde d’azote, hydrocarbures). Cette analyse doit distinguer les incidences à court, moyen et long termes. Une analyse similaire doit être réalisé pour les options d’alternatives à l’élargissement des capacités du Ring ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord en matière de pollution sonore, notamment concernant l’exposition de la population bruxelloise ;

- une prise en compte de la mise en œuvre du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’impact de l’élargissement du Ring Nord sur le développement du RER et du Diabolo ;

- une analyse de l’évolution de la demande de mobilité en matière de fret en transit et à destination de la zone riveraine au RING, spécifiquement les zones d’activités économiques. Des alternatives à la desserte du fret par la route doivent également être étudiées (renforcement du diabolo, accès à la voie d’eau, etc.) ;

- la constitution de bandes de circulation réservées aux bus et aux voitures comptant au minimum trois occupants ;

- l’analyse des impacts du chantier d’élargissement du Ring Nord (embouteillages, pollution, …)

- l’analyse d’hypothèses intégrant l’évolution des prix des carburants, la mise en œuvre de systèmes de tarification à l’usage de la route (péage urbain, tarification de la distance parcourue, etc.), modification du système fiscal des voitures de société, etc.


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La démocratie ixelloise muselée sous prétexte d’élections fédérales !

“En raison des prochaines élections législatives, nous nous permettons de vous rappeler qu’à cette séance il est d’usage qu’il n’y ait ni interpellations, ni communications et questions”.

Curieuse pratique de la Commune d’Ixelles car elle n’est suivie par aucune autre commune en Région Bruxelloise. Nous avons interrogé toutes les administrations communales. Sur 19 municipalités, 1 n’organise pas de Conseil avant les élections du 13 juin (Evere) et 17 ne changent strictement rien à leurs pratiques. Ixelles fait donc figure d’exception notoire.

Les conseillers communaux ixellois ont été averti dans leur convocation pour le Conseil communal de ce jeudi 20 mai 2010 qu’ils ne pourront pas interpeller ou questionner le Collège.

Attention, il est bien entendu qu’il s’agit d’un usage et non d’une règle inscrite dans le Réglement d’Ordre Intérieur du Conseil Communal. Autrement dit, cet usage n’a aucune valeur légale.

Pour le Groupe ECOLO, il s’agit d’une tradition à abolir au plus vite pour les raisons suivantes :

1)Elle empêche à l’opposition (et aux conseillers de la majorité d’ailleurs) d’exercer un droit démocratique élémentaire.

2)Elle reporte à un mois des questions urgentes comme la question de la sécurité à Matongé, des permis d’urbanisme à l’instruction ou à d’autres points qui seront obsolètes en juin. En particulier, le Groupe ECOLO entendait interpeller le Conseil à propos du vote électronique lors du scrutin de juin !

3)Elle pose la question de principe de l’indépendance du fonctionnement démocratique des différents niveaux de pouvoirs, En effet, il est inadmissible que le bon fonctionnement démocratique des multiples assemblées législatives soit perturbé à chaque élections. Surtout dans un pays fédéral aussi complexe que le nôtre où les élections sont légions. Les députés bruxellois ne s’empêchent d’ailleurs nullement d’interpeller le Gouvernement durant cette période « suspecte ».

4)Elle remet enfin en lumière la problématique du cumul des mandats car, si le Conseil est muselé, c’est sous prétexte qu’il ne peut constituer une tribune électorale pour des conseillers ou échevins qui seraient candidats à un autre niveau de pouvoir. Là aussi, c’est inadmissible car c’est pénaliser les conseillers qui ont choisi de privilégier le travail communal.

Par ailleurs, lors du Conseil d’avril, vu l’heure tardive, le Conseiller Jacopo Moccia avait élégamment proposé de reporter son interpellation relative au “quartier de l’Aulne”. En mai surprise, l’interpellation n’est pas inscrite à l’ordre du jour. C’est d’autant plus dommage que le Conseiller comptait y faire l’évaluation de graves incidents un an après... anniversaire qui sera dépassé de deux mois !

Yves ROUYET Chef de Groupe ECOLO à Ixelles

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Le Musée d’Ixelles n’est plus gratuit le premier dimanche du mois

Sous l’ancienne législature, le Musée d’Ixelles, à l’initiative de l’Echevine ECOLO Sylvie Foucart, avait été un des premiers lieux culturels à proposer la gratuité le premier dimanche du mois. Objectif : attirer au musée un public nouveau.

La majorité conservatrice actuelle semble renoncer de fait à cette belle pratique (sic).

Le Chef du Groupe ECOLO Yves Rouyet a interrogé l’Echevin de la Culture Yves de Jonghe d’Ardoye (MR).

Ci-dessous l’article du magazine en ligne Consoloisirs.be.

Comme chaque trimestre, nous réactulisons notre guide des musées gratuits. Et maintenant, vous pouvez consulter, télécharger et imprimer sa nouvelle et quatrième édition. En un an, on est passé de 38 à 41 musées.

On aurait dû atteindre le chiffre de 42, mais nous devons retirer provisoirement le Musée d’Ixelles. En effet, il est difficile de savoir actuellement si ce musée va continuer à appliquer ou non cette gratuité.

À cet effet, j’ai écrit notamment ceci, le 21 septembre, à Willy Decourty, le Bourgmestre (PS) d’Ixelles :“(...) Je ne sais plus qui je dois croire. Au dernier Conseil Communal, auquel assistait Madame Claire Leblanc (la directrice du Musée d’Ixelles), l’échevin de la Culture Yves de Jonghe d’Ardoye a été interpellé et a indiqué que, lorsqu’il n’y avait pas d’exposition temporaire, la “gratuité du premier dimanche” restait de mise.

Quelques jours plus tard, Mme Leblanc m’écrit exactement le contraire.

Elle m’indique que la “gratuité du premier dimanche” n’est plus pratiquée. Elle ajoute : “...Cette"décision" de ne plusappliquer le premier dimanche gratuitdate d’avant même mon arrivée.Cette gratuitéavait été mise en place du temps de Mme d’Huart et également deson temps elle avait été arrêtée”.

“Avant même mon arrivée...” : ce dernier point me semble pour le moins erroné ! Il suffit de voir le commentaire, à propos d’un “premier dimanche” qui avait attiré près de 500 visiteurs, et de voir ici la photo où l’on distingue clairement Mme Leblanc et l’échevin de la culture, en ma compagnie, s’exprimant auprès du public (ils vantèrent l’intérêt du “premier dimanche” gratuit) : www.consoloisirs.be/dimanche... (...)”.

Osons espérer que le prochain Conseil Communal d’Ixelles va rétablir cette gratuité qui avait été décidée à l’unanimité en avril 2004, y compris avec les applaudissements de l’actuel échevin de la culture (du MR qui, à l’époque, était dans l’opposition), et suite à une pétition de 150 Ixellois.

www.consoloisirs.be


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