Ce mois d’avril n’a pas été des plus calmes dans le quartier de l’Aulne, sur le site de l’ancien hôpital militaire. Des différends entre habitants ont dégénéré en des événements violents nécessitant l’intervention des pompiers ainsi que des forces de l’ordre, et ce pendant plusieurs soirées consécutives.
Ces événements, dont je ne possède tous les éléments, ont également engendré une série de rencontres entre des jeunes habitants du quartier et vous-mêmes ; ces derniers étant spontanément venus vous rencontrer afin de vous faire part de leur incompréhension face à l’absence d’initiatives qui répondent à leurs propositions.
Faut-il rappeler que le site a connu, et connaît, une série de difficultés liées aussi à la sous-dotation en équipements communautaires et sportifs au vu de la densité de population qu’il abrite. Notons, également, que les services communaux n’y jouent pas leur rôle d’aide aux plus démunis, de facilitateur des relations entre voisins, voire de pacificateur des différends. Ou, à tout le moins, tel en est le ressenti des habitants du quartier. Ceci pourtant dans un contexte favorable ou le Parc Albert et ses gardiens jouent un rôle naturellement apaisant dans les relations de voisinage, un travail qu’ECOLO s’est toujours employé à souligner et à défendre.
Pointons à ce sujet un manque, souligné par les habitants, en matière d’éducateurs pour les jeunes du quartier de plus de 12 ans, et ce malgré l’action d’intervenants des contrats de quartier.
Rappelons que depuis plusieurs années, il existe une demande très pressante des habitants du quartier sur l’aménagement d’infrastructures collectives, de rencontre et d’expression, dont ECOLO s’est fait très régulièrement l’écho (rappelons les interpellations précédentes à ce sujet dont la dernière en juin 2008). D’ailleurs, lors de la mandature précédente nous avions pris le soin dans le cadre de l’aménagement du site de faire un certain nombre de travaux de mise en conformité du pavillon Rodin afin qu’il puisse être facilement aménagé. Aujourd’hui, on ne peut que se désoler du fait que le quartier possède un atout toujours inexploité par les services de la Commune. J’en profite pour souligner ici que depuis l’occupation courant 2008 par le PAC, les pourtours du pavillon sont dans un état déplorable ; état qui n’est pas uniquement imputable au chantier de l’avenue de la Couronne. Signalons que cet état de dégradation est source de dangers pour les piétons et les enfants qui approchent le carrefour formé avec l’avenue de la Couronne et accroit la sensation d’abandon ressenti par nombre d’habitants du quartier.
Finalement, il m’a été rapporté par des habitants du quartier que les incidents récents ont été empirés, malheureusement, du fait des remarques et de gestes à caractère racistes.
Ainsi, le collège
pourrait-il préciser la nature des incidents récents ?
préciser quelles suites sont réservées aux récentes rencontres avec des jeunes habitants du quartier et des membres du collège ?
quelles mesures seront prises pour améliorer le travail des services communaux, notamment envers les jeunes, y compris les plus âgés ?
quel est l’état du “dossier” Pavillon Rodin, que compte y faire le Collège, et dans quels délais ? Est-ce que le Pavillon sera aussi mis à disposition des habitants et des associations du quartier pour y organiser des rencontres, des ateliers culturels, artistiques ou pédagogiques, ou d’autres événements à caractère festif ? J’ajoute qu’ECOLO se fait le relais ici de la volonté de nombre d’habitants d’être associés à l’affectation du pavillon à travers la mise en place d’un processus participatif ;
Est-ce que le Collège compte réaffirmer de la manière la moins ambigüe son engagement contre le racisme, en ligne, notamment, avec les engagements récemment souscrits par la Commune ?
Je vous remercie pour les éclaircissements apportés.
Jacopo Moccia, conseiller ECOLOXL, 0497 90 99 35
Je suis né à Trieste (Italie) en 1977 de parents originaires de petites provinces du Sud. L’emploi de mon père à fait que ma famille s’installa à Londres quand j’avais 2 ans. Je suis arrivé en Belgique en 1984 où on a passé 5 ans à Saint Gilles pour après nous installer à Ixelles, c’était il y a 18 ans. J’ai habité à Boendael, puis dans le quartier Bascule. (...)
Élu
Le Conseiller communal Jacopo Moccia dénonce : des vestiges de l’ancien Hôpital militaire d’Ixelles sont à l’abandon sur le trottoir de la rue Mathieu depuis des années !
Ci-dessous l’article de la Dernière Heure du 24/09/2010.
"Deux frontons du XIXe à l’abandon
Depuis deux ans, des blocs de pierre jonchent le sol d’un petit parc à côté des bâtiments de la police fédérale
POLÉMIQUE Pour les riverains ixellois, le jardinet au coin de la rue Mathieu et avenue Hergé, c’est un véritable spectacle de désolation. Palettes et matelas pourris, canettes écrasées, déjections canines et immondices en tout genre entourent deux frontons jonchant le sol datant du XIXe siècle.
Un des deux blocs, en demi-lune, s’accompagne d’un autre, gravé de sa date de construction, 1885. Pour les amoureux d’architecture, laisser à l’abandon ces blocs de pierre bleue imposants, mais surtout uniques, c’est un gâchis total.
Plus qu’une gêne à la circulation (une petite zone de recul permet qu’ils ne débordent pas sur le trottoir), l’état de ces blocs et le peu d’empressement de la commune pour les déplacer déplaît aux riverains.
“Cela fait près de deux ans que ces blocs, provenant de l’ancienne caserne militaire, sont abandonnés là… Tout le monde dans la rue aimerait les voir ailleurs. J’ai interpellé la commune il y a un an, mais rien n’a bougé du côté de l’entrepreneur et de l’échevine de l’Urbanisme, Nathalie Gilson (MR)”, déplore Jacopo Moccia (Écolo), conseiller communal et Ixellois pur jus.
Le petit parc, de ce fait, s’en trouve “tout simplement misérable”, selon lui. “Ces grandes pierres bleues pourraient être restaurées et orner des parcs où d’autres bâtiments publics…”, ajoute-t-il.
Lors du premier conseil communal de la rentrée, le 16 septembre dernier, l’échevine de l’Urbanisme, Nathalie Gilson, interpellée, se devait de répondre…
“Le fronton daté sera installé à l’hôpital militaire de Neder-over-Hembeek, tandis que l’autre trouvera sa place dans un emplacement spécifique au parc Albert, et ce, dans les plus brefs délais…”, a-t-elle rétorqué. Et Jacopo Moccia de pointer “l’ironie qui entoure le sort de ces frontons, qui sont illégalement déposés là, juste en face du bâtiment de la police fédérale. Les règles d’urbanisme de base obligent à les enlever”, conclut-il. Il espère que dans deux, trois mois, l’affaire sera réglée…
Florence Scherpereel
Pour les riverains, le jardinet au coin de la rue Mathieu et avenue Hergé offre un spectacle désolant."
Je suis né à Trieste (Italie) en 1977 de parents originaires de petites provinces du Sud. L’emploi de mon père à fait que ma famille s’installa à Londres quand j’avais 2 ans. Je suis arrivé en Belgique en 1984 où on a passé 5 ans à Saint Gilles pour après nous installer à Ixelles, c’était il y a 18 ans. J’ai habité à Boendael, puis dans le quartier Bascule. (...)
Élu