Un bourgmestre aux abonnés absents pendant une semaine de troubles à Matongé, un échevin des Finances qui refuse de voter son propre budget et qui se voit retirer ses compétences, le FDF qui se sépare du MR tout en restant dans la majorité... Rien ne va plus à Ixelles !

Et malheureusement, tout ceci n’est que la partie visible de l’iceberg, le symptôme d’une majorité incohérente, sans projet, et qui a fait de l’immobilisme son principal credo politique tout en mettant en réel danger les finances de la Commune. C’est d’autant plus regrettable qu’Ixelles a tout pour plaire : plusieurs noyaux commerciaux particulièrement dynamiques, une population de tous âges et de toutes origines, un patrimoine architectural et urbanistique que tout le monde nous envie, une grande vitalité culturelle, sans oublier la présence d’un pôle universitaire et de nombreux espaces verts.
Autant d’atouts dont la majorité actuelle PS-MR ne tire aucun parti pour rencontrer les défis, qui sont pourtant nombreux : se loger coûte de plus en plus cher, l’espace public ne cesse de se dégrader, les transports en commun et les piétons sont négligés, les rues sont sales, etc.
Bien que dans l’opposition – suite à un préaccord électoral PS-MR, Ecolo est aujourd’hui la deuxième force politique d’Ixelles avec dix conseillers communaux et 25% de vos voix. Avec votre aide, nous avons l’ambition de devenir la première, pour enfin mettre en œuvre un projet alternatif pour Ixelles. C’est pourquoi nous avons décidé de jeter toutes nos forces dans la campagne pour les prochaines élections communales d’octobre 2012. Vous trouverez nos premiers candidats et leurs projets pour Ixelles dans le document ci-dessous.
Témoignant de notre poids politique, un hebdomadaire titrait récemment : « Un premier bourgmestre vert à Ixelles ? » Nous répondons oui. Et vous ?
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? J’ai été sympathisant et électeur d’Ecolo et de Groen ! avant d’adhérer à Ecolo en 2009 après avoir été candidat "d’ouverture" aux élections régionales. Au sein de la locale d’Ixelles, je m’engage dans les actions concrètes pour mieux connaître le terrain. J’ai été chargé par le secrétariat local de récolter auprès des membres et mandataires le maximum d’idées pour actualiser le programme communal d’Ecolo. Par ailleurs, EcoloBXL m’a désigné l’an dernier parmi les administrateurs de Télé Bruxelles qui est un vecteur de l’identité bruxelloise.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Le sens de mes engagements, c’est l’émancipation, qu’elle soit sociale ou individuelle, donc la lutte contre les inégalités, contre la guerre, pour la citoyenneté active et les droits politiques, économiques et sociaux. Parmi ces droits il y a évidemment le droit à un environnement sain. Les secteurs que je connais le mieux par ma profession et mes engagements sont l’enseignement, la culture, la lutte contre les discriminations, l’action pour la paix et la solidarité internationales. À Ixelles, où j’ai vécu et travaillé près de la moitié de ma vie, j’aimerais m’investir dans les projets qui permettent de maintenir la capacité de cette commune et de ses habitants à réussir un projet commun de vivre-ensemble, un vrai projet municipal citoyen.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? Mon enfance s’est passée à Forest et Saint-Gilles. De 1979 à 1982, j’ai habité à Ixelles à l’époque où j’étais étudiant à l’ULB. J’ai été actif à l’époque dans la création du Front démocratique ixellois qui rassemblait de nombreux progressistes dans la commune, ce furent mes premiers contacts avec des Ecolos... et des socialistes et communistes qui rejoignirent plus tard Ecolo. Après dix ans passés à Schaerbeek et Saint-Josse, je suis revenu à Ixelles en 1992. J’y habite pour des raisons de proximité avec mon lieu de travail (l’ULB), mais aussi parce que c’est une commune vivante, colorée et où chacun-e trouve sa place. J’ai toujours vécu dans des communes de la "première ceinture" de Bruxelles parce qu’elles mélangent l’habitat, le commerce, la culture, les lieux de rencontres, et aussi les types de populations, parce que l’on peut tout y faire à pied (ou à vélo), bref qu’elles incarnent ma vision et mon vécu de la ville.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Mon quartier actuel, c’est celui du Solbosch et du Cimetière d’Ixelles, j’ai habité précédemment entre Bascule et Tenbosch. Dans un cas comme dans l’autre, le quartier réussit à combiner à la fois du calme, la proximité de la nature mais aussi beaucoup de vie et de commerces. Ce qui pourrait être amélioré : la rencontre entre voisins. Il y a une mixité sociale, mais pas assez d’interactions entre les différents publics (habitants des logements sociaux et des immeubles plus cossus, étudiants et personnes âgées, etc.). Davantage de solidarité est possible et souhaitable. On a d’ailleurs vu que les citoyens pouvaient se serrer les coudes lors de la pétition contre la berme centrale dans le projet de la commune pour réaménager l’axe Derache-Dons-Grenadiers.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Concrétiser le projet d’Ecolo pour la chaussée d’Ixelles. Il est plus que temps que l’on fluidifie le trafic dans ce quartier, que l’on élargisse les trottoirs, que la propreté soit assurée et que le 71 et le 54 puissent passer sans encombres.
À Ixelles, on peut te croiser... Tout autour du rond-point du cimetière d’Ixelles, du marchand de journaux au Pain quotidien ou à la Bastoche. Pour prendre un verre : à l’Horloge du Sud, à l’Ultime Atome... Et aussi matin et soir dans le bus 95 ou le tram 94, avec un bon polar entre les mains... On me croise aussi beaucoup hors d’Ixelles, j’ai horreur des petits villages fermés sur eux-mêmes.
La conseillère communale Audrey Lhoest a une nouvelle fois interpellé la majorité MR-PS sur la question des nuisances dans le quartier Matonge. Nuisances étant donné la poursuites des dépôts clandestins dans le quartier (malgré le soi-disant "plan" de l’échevine de la propreté), nuisances nocturnes suite aux tapages quotidiens qui empêchent les riverains de dormir. Ces derniers sont, en effet, à bout et viennent d’adresser une lettre ouverte à la commune (téléchargeable en bas de cet article). À cela s’ajoute que l’on vient de trouver 2,5 kg de cannabis rue de la Paix... et l’antenne de police promise par la majorité n’est toujours pas installée rue Longue-Vie.

Sur la question la plus aiguë en ce moment pour les riverains, à savoir les tapages nocturnes des cafés et clubs, le bourgmestre a informé qu’un couvre-feu à une heure du matin (réclamé par les riverains) n’est pas envisageable juridiquement mais qu’il continue à alimenter le dossier "plaintes" de façon à pouvoir faire fermer les commerces qui posent problème.
Pour ce qui concerne le commissariat, la future antenne a été visitée par les syndicats de police qui refusent d’y installer les policiers si elle n’est pas munie de vitres pare-balles... Ce qui implique le lancement d’un marché public (début de semaine prochaine). Ce nouvel épisode n’explique cependant certainement pas entièrement les retards pris par la commune...
Sur les dépôts clandestins à Matonge, l’échevine de la "propreté" n’a fait aucun commentaire... Ça vaut peut-être mieux comme ça.
En voilà une majorité dynamique et à l’écoute des citoyens !
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ?
D’abord militante, je suis aussi conseillère CPAS et députée au parlement bruxellois depuis juin 2009. C’est suite à cette élection au niveau régional que j’ai démissionné de mon mandat de conseillère communale.
Au lendemain des élections communales de 2000, j’ai assuré la présidence du CPAS d’Ixelles durant 6 années. Cette présidence a été une expérience instructive et passionnante, dure. Elle m’a confortée dans la conviction que beaucoup des thèmes chers aux écologistes (les questions d’environnement, d’énergie, de qualité de vie, de la participation...) étaient aussi des questions éminemment sociales. Je suis restée au CPAS en retournant à "la base" comme conseillère d’opposition parce que c’est une institution qui joue ou devrait jouer un rôle crucial de soutien aux personnes en situation précaire. Et que je veux tenter d’y défendre, contre les courants dominants, une vision du travail social où la méfiance et le contrôle n’écrasent pas l’aide. Le CPAS est par ailleurs un observatoire "privilégié" des évolutions de la société, on y touche de très près la vraie vie de celles et ceux qui doivent tenter de survivre avec des revenus sous le seuil de pauvreté, de celles et ceux qui n’ont pas de famille en soutien, qui n’ont jamais eu l’occasion de faire des études, etc. Ce mandat au CPAS permet aussi de mesurer les effets pervers d’une série de législations, comme par exemple la non- individualisation des droits sociaux ou l’activation aveugle des chômeurs. L’intérêt n’est évidemment pas de pure connaissance mais bien de pouvoir témoigner de ce qui produit la pauvreté et de relayer ces constats vers d’autres niveaux de pouvoir en y portant des propositions concrètes.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Je me suis engagée chez Ecolo Ixelles dans le fil de vieux engagements militants à Ixelles où je vis depuis plus de 40 ans. Avec la Ligue des Familles notamment, j’ai appris à connaître la commune, ses réseaux de solidarité et les aspirations de ses habitants. Chez Ecolo parce que la course au profit détruit la planète et ses habitants dont elle condamne la majorité à des conditions de vie indignes. Parce qu’Ecolo est le seul parti qui lutte en même temps sur le front social et sur le front écologique. Chez Ecolo parce que je ne supporte pas la loi du plus fort, les discriminations, l’exploitation, l’indifférence à l’avenir de nos enfants. J’ai rejoint Ecolo pour transformer mes idées en actes. Pour tenter de faire de la politique... autrement, en montrant qu’il est possible d’y concilier rigueur intellectuelle, humour et chaleur humaine.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? Mes parents sont venus habiter à Ixelles quand j’avais 16 ans. J’y suis revenue il y a près de 40 ans parce que j’y ai trouvé un logement pas cher... à quelques coups de pédales ou arrêts de tram de la Bascule, du Bois de la Cambre, des étangs d’Ixelles, de la porte de Namur. Écoles, cinémas, théâtres, concerts, promenades, petits et moyeux commerces accessibles sans voiture. Cela permettait aux enfants d’être rapidement autonomes.
Plaisir supplémentaire : un superbe parc où se croisent amateurs de pétanque, de lecture, de football et de siestes, toutes les générations et toutes les nationalités. Ce quartier devenu à la mode a malheureusement vu s’envoler les prix de l’immobilier. Appauvrissement de ceux qui restent, départ de ceux qui ne peuvent encaisser le choc de ces augmentations, la mixité sociale en est compromise. Le quartier a accueilli un nombre très important de restaurants et de commerces. Cela en fait un des quartiers ixellois les plus animés. Mais la médaille a son revers, de taille : débordements automobiles, bruit, saleté. Sur ces trois points, je crois que nous avons besoin d’un "contrat de cohabitation" entre habitants, commerçants et commune. La Commune a enfin avancé dans un projet qu’Ecolo avait proposé il y a longtemps déjà, l’utilisation des parkings vides la nuit, pour les clients des restos.
La place du Châtelain est connue pour son marché. Elle nécessite un aménagement qui ne la réduise pas à la fonction de parking tous les autres jours de la semaine. Il faut y réfléchir avec les restaurateurs et commerçants du quartier (terrasses en été, bancs publics, pétanque ?). J’ai déménagé il y a quatre ans du côté de l’ULB, une autre ambiance, plus de volontarisme nécessaire pour le vélo...
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Je suis revenue dans l’immeuble de mes 16 ans : souvenirs, souvenirs. La chance de vivre près de chez ma maman et de pouvoir veiller sur elle. Pour jouer la grand-mère, la proximité du Bois de la Cambre est un luxe. Dans ce quartier aux allures bourgeoises, au cadre verdoyant et relativement calme, vivent de nombreuses personnes âgées. Souvent isolées, sinon vivant dans la solitude. Une part importante d’entre elles pourraient participer à diverses activités mais si elles existent, elles n’en ont pas souvent connaissance. Il y a manifestement un manque de diffusion d’informations accessibles vers ces personnes, dont nombreuses souhaiteraient aussi pouvoir échanger des services, notamment avec de jeunes familles. Par ailleurs, la commune doit faciliter les déplacements des personnes âgées : éviter que les traversées de carrefours relèvent de l’exploit sportif, placer des bancs qui permettent de faire une pause sur le chemin des magasins ou des arrêts de tram. Par ailleurs, une partie de mes voisines de quartier souhaitent rester chez elles mais nécessitent, sinon des soins, du moins un accompagnement quotidien. Il est indispensable de mener une politique du "bien vieillir" dans ce quartier.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Une chose qui peut se faire vite et sans frais, mais qui est une question de respect et de bien vivre ensemble : organiser l’accueil des nouveaux Ixellois.
À Ixelles, on peut te croiser... En tram, en bus ou à vélo, je vais chez Alexandre et Jane, libraires du quartier ULB, ou place Flagey, dont j’aime l’ambiance, les enfants qui courent dans les jets d’eau, l’atmosphère de fête douce. J’apprécie les ressources culturelles d’Ixelles et les langues du monde qu’on y entend.
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? À la locale, militante lors des campagnes : toutes-boîtes, affiches, etc. J’ai eu plus d’engagements auparavant à la Régionale, aux États généraux de l’écologie politique, dans des Commissions, mais la vie professionnelle mange beaucoup de temps.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Je suis entrée à Ecolo après les élections de 1991 où les votes pour
l’extrême-droite avaient été nombreux : cela m’a poussée vers le
politique, en plus des engagements professionnels, associatifs ou
syndical. Comme j’habitais à Ixelles...
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? Je vis à Ixelles depuis plus de 25 ans (en provenance de Charleroi) car j’y avais trouvé un logement me convenant, aux confins de la commune (le côté pair, c’est Bruxelles).
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Le quartier Léopold est particulier, il a énormément changé en une dizaine d’années ! Il est maintenant non pas plus habité mais plus fréquenté. La place du Luxembourg est un lieu de "plaisirs divers", y compris celui de laisser les traces de sa consommation :-) J’ai aussi du mal à comprendre pourquoi les autorités encouragent la destruction des oreilles de ces milliers de jeunes européens (et des habitants du quartier) qui chaque jour, de 17 à 22h, par tous les temps, sont assourdis par les décibels des terrasses au point qu’ils ne savent plus causer avec leurs compagnons de boisson.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Une campagne pour "la balayette joyeuse" : fabriquées par une entreprise d’économie sociale, une balayette sera à disposition tous les 20 m sur chaque trottoirs d’Ixelles :-)
À Ixelles, on peut te croiser... À la Maison Renardy, 111 chaussée de Wavre, à la bouquinerie Borgne Agasse rue Anoul, aux fringues de Cocoon rue de la Paix, au Musée...
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? Je suis conseillère CPAS.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Chez Ecolo en général car je suis convaincue par l’urgence d’inventer un mode de fonctionnement de société solidaire à tous les niveaux de la planète, qui place l’émancipation et le bien être de l’individu ET du groupe au centre des préoccupations, où l’économie et les règles de société sont au service de l’Homme et pas l’inverse, où le souci de préserver le milieu de vie de l’homme et des autres occupants de la terre est constant. C’est chez Ecolo que ces préoccupations sont le plus unanimement partagées et qu’on y travaille avec le plus de pertinence. Je m’engage chez Ecolo pour apporter ma petite pierre à l’édifice. À Ixelles en particulier parce que j’y vis : l’engagement local, c’est le premier degré de compréhension du fonctionnement politique.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? J’habite Ixelles depuis 1986. C’est un peu par hasard que je m’y suis installée. Nous cherchions une maison à la mesure de nos moyens : à l’époque, c’était possible à Ixelles pour un jeune couple. Je suis sidérée de voir à quelle allure cette possibilité s’est réduite.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? J’ai appris à l’apprécier par mes voisins. C’est eux qui y étaient surtout actifs. Moi, je traversais le quartier les yeux sur les chaussures. Je ne remarquais rien et rien ne me dérangeait. Mais bon, je ne trébuchais pas non plus sur les pavés. Il m’a fallu du temps pour comprendre que les voisins avaient des désirs et des projets pour la rue, le quartier. Comme j’ai une tendance naturelle à me mettre dans des groupes qui agissent et à prendre une part d’activité (faut toujours que je fasse quelque chose, réfléchir et agir – je dis pas que je le fais bien, je dis que je le fais !), je me suis retrouvée dans les assemblées des voisins. Seulement, j’ai bien dû constater que, en gros, nous étions rarement d’accord. Au début j’étais réservée ; je me disais que je ne comprenais probablement pas tout. Ils étaient si péremptoires et j’avais si peu observé que c’était naturel de se mettre en position "écoute". Au bout d’un temps, j’en ai eu assez et j’ai fini par manifester mes désaccords. On m’a un peu boudée. Je suis passée pour une irréaliste, une idéaliste, bref une qui ne va pas nous aider, quoi. Mais comme je reste active, même si c’est en désaccord avec eux, le dialogue continue et c’est ça qui compte. De mon côté, j’ai une bien meilleure vision de mon quartier et de ses habitants qu’il y a quelques années et finalement, je fais aussi gaffe à mes géraniums au balcon. Je vous assure que j’en aurais ri il y a 10 ans. Entre eux et moi, il y a cependant un très gros souci. C’est toujours le même mot qui fâche. Ça commence par P et ça finit par "King !". Et c’est vrai qu’en 25 ans, les places de parking se sont réduites comme peau de chagrin. Je me souviens qu’on parquait facilement dans la rue quand nous avons emménagé. Aujourd’hui, plus personne n’ose sortir son véhicule après 19h car vous êtes condamné à rôder pendant un temps "très agaçant" dans le quartier si vous rentrez passé cette heure-là.
Moi, j’ose à peine leur avouer que mes deux enfants ont dorénavant leur permis de conduire et que, donc, ils vont aussi encombrer la rue d’une voiture de plus. Enfin, ma fille n’aime pas conduire (pas encore !) et mon fils continuera d’aller à vélo "pour la forme" (qu’il dit !). Pour les voisins, je fais semblant de rien et je continue d’afficher un grand sourire à vélo. Un bon moment, c’est quand je croise ma voisine du début de la rue, sur son Brompton. Enseignante comme moi, elle part tous les matins dans le sens inverse. Si je la croise près de chez elle, je suis à l’heure. Si je la croise près de chez moi, je suis en retard.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Fusionner les 19 bourgmestres de Bruxelles, au moins sur les questions d’urbanisme.
À Ixelles, on peut te croiser... Je traverse Ixelles pour aller au boulot mais il faut que je vous dise, je suis très très près d’Etterbeek (on appelle mon quartier le trou perdu d’Ixelles). Du coup, j’ai assez bien fréquenté la ludothèque et la bibliothèque d’Etterbeek quand les enfants étaient petits. Mais c’est quand même dans la piscine d’Ixelles qu’ils ont appris à nager tous les deux. Sinon, je passe tous les dimanches au marché de la place Jourdan et je promène mon chien dans le très zen parc Léopold. Est-ce infidèle ? Pour les courses, c’est le Colruyt de la rue Gray qui a ma préférence. Pratique. C’est à côté. Je me rends souvent au CPAS, bien sûr. Sinon, je circule de manière très aléatoire. Mes endroits "récurrents" seraient plutôt le Vendôme et l’UGC toison d’Or, les bouquineries de la rue de la Paix, Les Petits Riens, la Porte de Namur en général. Mais ce n’est pas si souvent que ça. Je suis un peu fainéante et je me déplace peu finalement. Je favorise ce qui est à proximité : ça m’économise des coups de pédale. Je regrette le départ, quasi simultané, des librairies UOPC et Agora. J’ai vu qu’il y avait une nouvelle librairie place Flagey, à l’emplacement de l’ancien marchand de jouets. Ça m’a consolée. La Fnac, bof ! Il y a beaucoup de bruit...
Manger des fruits et légumes locaux et de saison, c’est participer quotidiennement à un environnement de meilleure qualité mais aussi soutenir l’économie locale et préserver sa santé. Des transports plus courts réduisent les émissions de gaz à effet de serre et en autres polluants ; les fruits et légumes plus frais contiennent davantage de vitamines et minéraux et nécessitent moins de traitements conservateurs.
Mais les étals garnis toute l’année de produits des 4 coins du monde ont effacé les repères. Il n’est pas facile pour les consommateurs actuels de reconnaître les fruits et légumes des campagnes avoisinantes et leurs rythmes naturels. Dès lors, les calendriers de saison fournissent une aide précieuse.
Un calendrier papier peut être obtenu gratuitement auprès de Bruxelles Environnement, au 02 775 75 75.
Depuis peu une application pour smartphones rend le même service, en vous informant des saisons et des productions locales, et en vous suggérant des tas de recettes. Bien pratique lorsque l’on se trouve chez le maraîcher ! L’application est gratuite et peut se charger sur l’Appstore et sur Android Market.
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? Né en France, je suis arrivé en 2000 à Bruxelles où je me suis impliqué depuis 2002 chez les Verts français, devenu aujourd’hui Europe-Ecologie/Les Verts (EELV). Mon engagement pour l’écologie politique a trouvé une prolongation logique au niveau local au sein d’Ecolo Ixelles. Ayant eu la chance d’avoir été candidat d’ouverture durant les élections communales 2006, je me suis plus impliqué dans la locale en devenant membre du groupe moteur de 2006 à 2008. J’ai participé à l’organisation de deux types d’actions principales qui se poursuivent encore aujourd’hui. D’une part les "Causeries sur l’herbe" que je co-organise sur le quartier de l’Aulne où je vis (entre l’hôpital d’Ixelles et l’avenue de la Couronne), et qui consistent en une rencontre annuelle des militants et mandataires d’Ecolo Ixelles avec les voisins du parc Albert qui est le cœur de vie de notre quartier ; d’autre part la soirée du "Bio-jolais nouveau" que nous organisons tous les deux ou trois ans le troisième vendredi du mois de novembre. C’est là l’occasion de faire la fête et de rencontrer d’autres militants écologistes européens, en particulier les français et les allemands.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Je milite chez Ecolo et EELV car je suis convaincu de la nécessité de voir l’écologie politique s’imposer comme mode de vie de nos sociétés. Quant à mon implication à Ixelles, c’est parce que j’y vis avec ma compagne et mes deux enfants.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? J’habite à Ixelles depuis le tout premier soir où je suis arrivé à Bruxelles... De la chaussée d’Ixelles, je suis passé à la chaussée de Vleurgat, puis à la place Flagey, pour finalement rejoindre le quartier de l’Aulne. Si mon arrivée ixelloise est due au hasard d’avoir des amis y résidant, mon installation sur Ixelles est liée à sa proximité avec le centre et ma volonté de vivre dans un milieu à forte densité urbaine pour bénéficier de tous les services et pouvoir réduire mon empreinte environnementale. La proximité avec les gares et le quartier européen, qui est mon domaine d’activité professionnelle, est aussi une autre explication.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? J’aime mon quartier pour sa diversité sociale et culturelle, sa densité qui créée de fait de la proximité, sa grande qualité de vie du fait de la présence du parc Albert, sa facilité d’accès, sa centralité par rapport aux pôles culturels de la place Flagey et de savoir de l’ULB et de la VUB, et enfin du fait de sa jeunesse, aussi nombreuse que diverse. Cela étant, et malgré nos actions pour améliorer notre cade de vie, la correction de l’action communale et l’entente entre les habitants du quartier, notre quartier est comme la belle endormie...
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Je déclare tous les dimanches de l’année comme journée sans voiture ! Non, plus réalistement et plus structurellement, bien que j’adore rêver... Je demande à l’ensemble des services communaux d’organiser les états généraux de l’administration communale, auxquels seront associés/représentés la police de la zone de Bruxelles-Ixelles, les services de secours et d’incendie, l’hôpital d’Ixelles, les bailleurs sociaux, les services régionaux (IBGE, etc.), la STIB, l’IBDE, les écoles supérieures et les universités, les communes voisines, et la société civile ixelloise, bref l’ensemble des services ou intervenants publics travaillant sur ou au contact du territoire communal. Ce processus ne devant pas durer plus de 10 mois aura pour but d’avoir des recommandations d’action avant l’été 2013. Il s’agit aussi d’associer étroitement ce processus avec l’agenda 21 de la commune qui fixe toute une série de critères de performance en termes de développement durable. En effet, l’administration communale étant une clé fondamentale dans toutes actions à l’échelle locale. L’objectif de l’exercice est triple : premièrement, écouter les difficultés, comprendre les projets en cours et les visions de l’administration communale ; deuxièmement, sensibiliser et associer les agents communaux aux objectifs politiques du nouveau collège ; troisièmement, revaloriser l’action publique locale aux yeux de ses propres employés et des Ixellois(e)s, tout cela pour une transformation durable et radicale de la vie à Ixelles !
À Ixelles, on peut te croiser... Sur l’autoroute urbaine de l’avenue de la Couronne matin et soir sur mon vélo avec les enfants... Aux parcs ixellois : Albert II, Musée des enfants/parc Jadot, Tenbosch, Plaine de la Petite Suisse, la Cambre... Le weekend, au marché Flagey, à la piscine d’Ixelles avec la RISC (Water-polo, Royal Ixelles Sporting Club) les mardis et vendredis soir, autour des étangs...
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ? Je vote Ecolo depuis plus de vingt ans, mais je suis membre et je milite depuis 2007. C’est le parti dont je me sens le plus proche, rapport à ses idées et ses valeurs, d’intégrités, de créativité, de justice sociale, de tolérance, de parité. Je regrette de ne pas avoir rejoint Ecolo plutôt, je pensais ne pas avoir le temps avec un boulot avec des horaires irréguliers, des jeunes enfants... Depuis lors, j’ai pu voir que cela était possible. Je dois avouer aussi que je me sens souvent dépassée vis-à-vis de personnes qui ont beaucoup plus d’expériences en politique, j’ai l’impression d’avoir beaucoup de retard, mais je ne suis pas découragée pour autant.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ?
J’habite à Ixelles depuis quelques années, nous nous sommes installés dans la maison familiale au décès de ma mère (2006) auparavant nous vivions à Woluwe-Saint-Lambert, mais j’ai vécu épisodiquement à Ixelles dans mon enfance et plus longuement dans ma jeunesse.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Je n’aime pas beaucoup mon quartier proche, trop résidentiel, trop bourgeois ! Je n’ai pratiquement pas de contact avec mes voisins, et je pense qu’ils n’aiment pas trop les Ecolos, ici c’est le fief du MR ! La circulation y est trop dense et les voitures (grosses cylindrés, 4X4) très peu respectueuses des autres usagers.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Ma première décision en tant que bourgmestre serait de privilégier la mobilité douce, les vélos, les piétons : aménager les trottoirs, favoriser et augmenter les transports en communs et pourquoi pas, rêvons un peu, de réduire la place des voitures ! Ensuite il faudrait s’attaquer à la problématique du logement.
À Ixelles, on peut te croiser... J’aime bien me promener, me poser sur la place Flagey et aux abords pour sa convivialité, et aussi au Parc Tenbosch, très agréable jardin, très varié en espèces indigènes et où il y a de beaux arbres aussi, très fréquenté quand il fait beau. Je vais souvent à la librairie Pêle-Mêle (chaussée de Waterloo), à la bibliothèque (rue Mercelis), au cinéma Vendôme, dans le quartier Matongé où j’accompagne mon mari chez le coiffeur et nous faisons quelques courses dans les épiceries africaines, mon époux étant d’origine guinéenne. J’adore le musée Constantin Meunier. J’aime bien chiner aussi, dans les brocantes, les bookshops Oxfam, chez les Petits Riens. Mais je préfère le marché et les cafés à Saint-Gilles le dimanche matin. J’aime bien aussi Etterbeek où je travaille, où vivent ma fille et son compagnon et aussi pour sa bibliothèque (Hergé) fort axée sur le développement durable.
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? Je suis conseillère communale depuis décembre 2006 et conseillère de police pour la zone Bruxelles-Ixelles. J’ai fait partie du comité de déontologie d’Ecolo Ixelles (rétrocessions des mandataires locaux) sous la précédente législature communale.

Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ? Ecolo est le parti qui répond le mieux à mes attentes ainsi qu’aux urgences sociales et environnementales de notre société. C’est aussi un parti cohérent, qui allie l’acte (ou plutôt le vote) à la parole.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? J’ai emménagé à Ixelles en 1999, en rentrant d’un séjour d’un an à l’étranger. Je louais un appartement près de la place de Londres. Je suis arrivée à Ixelles par hasard (enfin, presque), j’y suis restée par choix. Après de nombreuses recherches, j’ai finalement trouvé un appartement, que j’ai acheté, non loin de là. Il me fallait absolument rester dans mon quartier !
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Je vis chaussée d’Ixelles, seconde artère la plus fréquentée à Bruxelles, après la rue Neuve. Mon quartier est très animé, j’y suis près de tout : du Delhaize pour aller chercher la bouteille d’eau ou de vin manquante, des boutiques de la rue de la Paix, des théâtres Marni et Mercelis pour passer une soirée spectacle, des cinés Vendôme, Styx et UGC, des restos de place Saint-Boniface, du Sounds pour une soirée jazz ou blues, des marchés de la place Flagey, de la Fnac…désormais, de Matongé et de ses couleurs d’ailleurs, et j’en passe… Que du bonheur !
Pour rendre le quartier encore plus agréable, il faut soutenir la rénovation de la chaussée d’Ixelles prévue par la Région. Il faut aussi encourager la majorité actuelle MR-PS à rendre nos rues plus propres… Son bilan, là aussi, est maigre.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Je commence par une opération nettoyage et m’attaque à la réfection des trottoirs ainsi qu’au nettoyage de l’ensemble du territoire ixellois. Après, on passe aux choses sérieuses.
À Ixelles, on peut te croiser... En terrasse chez Miki pour une papote, chez Renardy pour le petit déj et la lecture de la presse, au café Belga pour le soleil, au Vietnam Express pour un repas sur le pouce, au Mano à Mano pour emporter une pizza, à la Crèche des artistes pour un tête à tête, aux Brassins pour un moules frites, dans le Bois de la Cambre pour une balade en vélo… La liste est trop longue !
Depuis 4 ans, fin septembre, Karikol, le convivium Slow Food de Bruxelles nous fait découvrir Bruxelles sous une autre robe : celle d’une capitale riche de son patrimoine culinaire et de ses traditions artisanales. L’occasion pour chacun de découvrir des restaurants, des chefs, des saveurs, des aliments mais aussi des ateliers de transformation, des potagers urbains. Du champ à l’assiette, l’aliment se dévoile et tisse des liens du producteur au consommateur.
Slow Food ?
Fondé en 1986 par Carlo Petrini, un sociologue qui s’insurgeait contre l’ouverture d’un Mac Donald’s à Rome, le Slow Food s’inscrit contre les logiques de l’industrie agro-alimentaire, la malbouffe et la mondialisation qui uniformisent pratiques et goûts alimentaires. Le mouvement compte actuellement près de 100.000 membres répartis sur les 5 continents et des structures associatives dans près de 130 pays. L’unité locale est le convivium au sein duquel les membres se retrouvent pour découvrir, défendre et promouvoir leur patrimoine local.
Goûter Bruxelles
Au programme de Goûter Bruxelles, découverte du Slow Food au restaurant, promenades gourmandes, visites d’atelier, cours de cuisine et de jardinage, conférences et dégustations.
Parmi les restaurants participant à Ixelles : l’Amour fou, le Bistro de la poste, le Crescendo, Contre-temps, Exki, Kamilou, Lilicup, le Neptune, le Notos, O restaurant, Oups, le Papillon, Rouge Tomate, le Toucan Brasserie,le Toucan-sur-mer, le Tournant, le Trop bon...
Ne manquez pas non plus de gouter l’hydromel que Xavier Renotte, un jeune apiculteur produit à Bruxelles à partir de miel urbain.
À vos agendas : l’édition 2011 aura lieu du 19 au 25 septembre !
Catherine Rousseau
Ixelles a tous les atouts pour devenir une commune extraordinaire où il ferait bon vivre : une population de tous âges et de toutes origines, des associations dynamiques, une vie culturelle foisonnante, un patrimoine architectural remarquable, des commerçants entreprenants, des places et des parcs accueillants...
Des avantages dont les autorités communales ne tirent aucun parti ! Depuis 2007, une majorité conservatrice PS – MR dirige Ixelles. Quatre ans plus tard, son bilan est affligeant. Ecolo Ixelles fait le point dans la publication que vous pouvez télécharger ci-dessous.
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ? Depuis décembre 2006, je suis conseiller communal. J’ai aussi été plusieurs fois trésorier de la locale depuis 15 ans.

Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ? Mon engagement écologiste date d’il y a près de 40 ans et j’ai été un des membres fondateurs de la locale d’ECOLO-XL en 1981. A cette époque, l’engagement naturel se faisait sur le terrain communal. Depuis 30 ans, je n’ai jamais quitté Ixelles et je crois que je peux dire que je connais vraiment bien cette commune, ses quartiers et ses habitants.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ? J’ai emménagé à Ixelles en 1976, peu avant la naissance de ma fille. Le quartier m’était sympathique mais ce n’était pas une exclusive. J’y ai trouvé une petite maison avec un charmant jardin. A cette époque ce n’était pas encore ruineux. Depuis lors j’ai beaucoup déménagé, mais toujours à Ixelles, dans un rayon de moins de 2km..
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? Je vis aujourd’hui dans le quartier de la Petite Suisse, pas loin de l’ULB et du quartier du cimetière. On y trouve tout dans un rayon de quelques 300 mètres. La vie y est animée, parfois un peu beaucoup grâce aux nombreux étudiants mais c’est finalement plutôt gai. Ce qui fait parfois défaut est du lien social. Il y trop peu d’animations collectives malgré les initiatives de quelques habitants. La commune est particulièrement absente à ce point de vue.
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Je rencontrer le bon millier de personnes qui constitue l’administration communale d’Ixelles et leur fait savoir que, dorénavant, ils ne seront plus au service du Collège mais de la population et qu’il faudra qu’ils rencontrent celle-ci et l’écoutent plus qu’auparavant.
À Ixelles, on peut te croiser... Beaucoup de gens me disent qu’ils m’ont vu passer sur mon vélo avec mon anorak orange (pour être vu des automobilistes, pas des amis…). Mes activité me conduisent principalement vers l’Abbaye de la Cambre (pour le repos), la place Flagey et le bas de la chaussée d’Ixelles (pour la militance), la place F. Cocq (pour le travail communal) et Matongé (pour le plaisir et la détente).
Selon la FAO, au niveau mondial, le secteur de l’élevage contribue pour 18% aux émissions de gaz à effets de serre et représente 80% des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture. Le secteur de l’élevage compte aussi parmi les secteurs les plus nuisibles pour les ressources en eau du fait de l’épandage des déjections animales, contribuant, entre autres, à la pollution de l’eau, à l’eutrophisation et à la dégénération des récifs coralliens. 100 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de pommes de terre mais il faut 13000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf.

A vot’bonne santé ! Une consommation excessive de viande peut avoir des effets néfastes sur la santé. Les teneurs élevées en matières grasses contribuent au problème de surpoids et d’obésité. Les teneurs élevées en graisses saturées et en cholestérol peuvent augmenter la concentration sanguine en cholestérol et, ainsi, les risques de maladies cardio-vasculaires. Une consommation excessive de viande serait également liée au développement de certains types de cancers.
Une question d’éthique, peut-être, avant tout Aux États-Unis, 98% de la viande provient d’élevages industriels, moins chez nous mais chaque jour un peu plus. Ces élevages posent des questions éthiques fondamentales. Les animaux disposent de si peu d’espace qu’il faut les écorner, les édenter pour éviter qu’ils se blessent ; nombreux arrivent à l’abattoir en très mauvais état. La proximité est telle que pour éviter le développement de maladies, les antibiotiques sont utilisés préventivement et en quantité. La consommation d’antibiotiques par le secteur de l’élevage serait 5 fois plus importante que leur consommation par les hommes. Cette utilisation massive d’antibiotiques favorise la sélection de souches bactériennes résistantes et le développement de maladies infectieuses pour les animaux et les hommes !
N’en jetons plus, plus que faire ? Si vous êtes sensibles à ces quelques arguments, la proposition est simple : moins et mieux de viande.
Moins : l’OMS recommande de ne pas consommer plus de 75 à 100g de viande par jour, soit maximum 36,5kg par an. Un premier objectif peut être de réduire sa consommation de moitié. Une consommation de viande de l’ordre de 75–100g par jour couvre largement les besoins en protéines animales. Il n’y a donc pas lieu de remplacer la viande par d’autres produits animaux mais plutôt de faire la part belle dans l’assiette aux céréales, aux légumes secs ainsi qu’aux fruits et légumes frais.
Mieux : préférez des viandes issues d’élevages locaux traditionnels. La présence d’un label de qualité, comme le label biologique, n’est pas une garantie totale mais peut constituer un fil conducteur. L’achat à la ferme ou directement au producteur, sur le marché, permet de s’informer précisément sur les conditions d’élevage. À Ixelles, nous pouvons, par exemple, acheter la viande chez Coprosain, présent au marché de la place Flagey les mardi et vendredi matins (le long des étangs).
Dorénavant, le jeudi, participez au Veggie Day ! Ce jeudi 26 mai, Evelyne Huytebroeck a lancé la campagne Jeudi Veggie Day. Cette campagne coordonnée par l’asbl EVA consiste à inviter la population bruxelloise à découvrir le jeudi la diversité de la cuisine végétarienne. Elle vise à la fois à réduire la consommation de viande et à créer de nouveaux repères culinaires, plus en phase avec la santé, le respect de l’environnement et l’éthique. Concrètement, le jeudi, les cantines et les restaurants participant à la campagne proposeront une alternative végétarienne à leur clientèle. EVA publiera une carte sur laquelle les participants seront situés. Les ménages seront également invités à cuisiner végétarien par la diffusion de recettes.
Si je vous ai mis en appétit, voici de sérieux plats de résistance :
Catherine Rousseau
Quelle(s) fonction(s) occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ?
Actuellement, Chef de groupe au conseil communal d’Ixelles. Durant la législature 2001-2006, ancien Chef de cabinet des Échevins Jean-François Vaes et Sylvie Foucart, en charge de l’Urbanisme, du Patrimoine, de la Mobilité, de l’Environnement, de la Culture et de la Petite enfance. J’ai également été secrétaire politique de la locale.
Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Je suis membre d’Ecolo depuis 20 ans. Je m’y suis toujours intéressé aux questions culturelles, patrimoniales et urbanistiques. Lorsqu’Ecolo participait au pouvoir à Ixelles, j’ai eu la chance de porter ou participer à quelques aventures passionnantes : l’éradication de tous les grands chancres d’Ixelles (et en 2001, il y en avait beaucoup !) ; la nouvelle bibliothèque communale rue Mercelis ; l’organisation du premier "En ville sans ma voiture" à Ixelles ; la rubrique "Ixelles, commune d’architecture" dans le journal communal ; le "mois de la culture des femmes".
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ?
Depuis le début des années ’90, je suis un nomade ixellois (avec quelques infidélités) : un appart rue Américaine, un autre près de la place Brugmann et depuis 2002, une petite maison avenue de la Couronne collée à la nouvelle gare Germoir.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ? J’habite avenue de la Couronne, une ancienne autoroute urbaine. Ancienne ? Oui ! Grâce aux riverains que nous avions mobilisés, notre avenue a été totalement réaménagée : des bandes bus, des arbres, des poubelles et des trottoirs totalement refaits. Et, ce dont je suis le plus fier, de nouveaux lampadaires sur le grand pont dont j’ai retrouvé le modèle sur un vieux tableau !
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ? Mon rêve : être le premier bourgmestre bruxellois à proposer la suppression des communes ! Blague à part : je convoque la Stib et, en 6 ans, on débloque tous les points noirs où les trams et bus sont englués dans la circulation : chaussée d’Ixelles, chaussée de Vleurgat, avenue Buyl, rue du Bailli, etc.
À Ixelles, on peut te croiser... Souvent le samedi matin à la boulangerie portugaise "Chez Garcia", à l’angle de l’avenue de la Couronne et de la rue des Liégeois.
Depuis le déménagement des arrêts de bus de la place du Luxembourg, la situation en termes de stationnement automobile est devenue des plus chaotiques : voitures garées illégalement, bus coincés... Sans compter une politique de stationnement non réglementé d’un coté et réglementé d’un autre côté de plusieurs rues. Jacopo Moccia interpellera le Collège à ce sujet lors du prochain conseil communal.
Monsieur le bourgmestre,
Madame l’échevine de l’urbanisme,
Mesdames, messieurs les échevins,
Comme moi, vous aurez constaté que depuis le déménagement de l’arrêt des bus de la tib du trottoir est de la place du Luxembourg vers la sortie de la gare SNCB rue de Trèves, la situation en termes de stationnement automobile et devenue des plus chaotiques.
Je souhaiterais aborder deux aspects principalement, la politique de stationnement dans ce quartier et le respect des règles en vigueur.
Ainsi, le stationnement est clairement interdit le long du trottoir est de la place, mais il y est vraisemblablement toléré voir, de facto, autorisé malgré le panneau routier d’interdiction. En outre, avec les livreurs et les taxis côté pelouse en double file, la circulation des bus publiques est souvent gênée.
Il en va de même pour le trottoir sud, face à l’ancienne gare où les voitures sont souvent garées jusqu’au passage piéton de la rue de Trèves (donc sur un carrefour) rendant les manœuvres des bus provenant du centre-ville difficiles.
En outre, bien que le stationnement soit réglementé le long de toutes les rues du quartier, le tronçon de la rue d’Arlon entre la place du Luxembourg et la rue Montoyer est payant du côté de la Ville de Bruxelles, mais entièrement dérèglementé le long du trottoir en face, sur le territoire d’Ixelles. Cette subtilité n’est, d’ailleurs pas toujours perçue par les navetteurs et autres visiteurs du quartier qui, dès lors, alimentent les parcmètres de la ville.
Remarquons, en outre, qu’après la rue Montoyer, là où la rue d’Arlon passe entièrement sur le territoire de la ville le stationnement le long du trottoir Sud est entièrement interdit – à largeur de rue inchangée – permettant, ainsi de mieux protéger les cyclistes suivant le sens de la circulation comme ceux remontant le long du « sens unique limité ».
Aussi,
Je vous remercie pour vos réponses.
Jacopo Moccia
Il y en a que le sujet fâche… dans tous les rangs ! Ne touche pas à ma bidoche ! Elle est au centre de mon assiette, au cœur de mes repas, les légumes et les céréales n’en constituent qu’une garniture. Je suis un carnivore, pas un lapin !
Pourtant, d’autres voix s’élèvent et invitent à réduire la consommation de viande : moins de viande pour mieux de viande. Voyage en Bidochie…

Une consommation belge très élevée qui a fortement augmenté au cours du dernier siècle
De 50 kg par personne et par an dans les années 1960, la consommation de viande est passée, en Belgique, à 80 kg dans les années 1990 pour atteindre en 2004 un peu plus de 100 kg par personne et par an. Selon le SPF Économie, la consommation de viande est en diminution. Une suite probable de la crise économique. En 2009, le Belge a consommé 90 kg de viande, soit 6 kg de moins qu’en 2004. Tous les types de viande ont perdu du terrain. La viande de porc reste la viande la plus consommée par les Belges, avec une moyenne annuelle de 40 kilos par an. Le poulet (20,45 kg/an) a dépassé la viande de bœuf (18,09 kg/an). Nous faisons ainsi partie des plus "gros" mangeurs de viande au monde. La viande constitue d’ailleurs le premier poste de dépenses dans le budget alimentaire des ménages : en moyenne 29,4% du budget alimentaire est consacré à l’achat de viande [1].
La consommation de viande continue à croître au niveau mondial ; quand le niveau de vie d’une population s’améliore, la consommation de viande gagne du terrain. Or, pour satisfaire cette consommation croissante, les méthodes d’élevage ont évolué radicalement vers des élevages intensifs industrialisés.
Monopole des terres agricoles et faim dans le monde
Les élevages intensifs et la production d’aliments pour animaux nécessitent de larges surfaces de terres agricoles. L’élevage utilise environ 78% de l’ensemble des terres agricoles mondiales. Ces surfaces sont donc "monopolisées" par les consommateurs de viande, c’est-à-dire la fraction la plus aisée de la population mondiale.
Au niveau mondial, 60 % de l’ensemble des cultures de céréales, de maïs et d’orge sont destinées à l’alimentation animale (en concurrence directe avec les populations qui souffrent de la faim !). Les cultures destinées à la production d’aliments pour animaux sont situées principalement dans les pays en voie de développement. Leur extension pose deux types de problèmes : d’une part, une pression environnementale accrue (déforestation et érosion), suite à la mise en culture de terres autrefois boisées ; d’autre part, des problèmes d’ordre social : les terres occupées pour la production d’aliments pour animaux ne sont plus disponibles pour la production d’aliments pour les populations locales. En outre, l’alimentation animale provient de plus en plus souvent de cultures de plantes OGM. En Belgique, 80% de l’alimentation animale serait d’origine OGM.
La perte de biodiversité due à la destruction des forêts primaires est également un impact préoccupant, en particulier en Amérique latine où quelques 70% des anciennes forêts d’Amazonie ont été converties en pâturages pour l’élevage.
À suivre...
Catherine Rousseau
Quelles fonctions occupes-tu à la locale et au sein d’Ecolo en général ?
Militante d’abord ! Et puis, à la locale : secrétaire politique ; chez Ecolo en général : députée bruxelloise et à la Communauté française, Sénatrice de Communauté.
J’investis aussi beaucoup l’interne, je participe ou anime diverses commissions, je participe à différentes dynamique de formation et d’éducation permanente d’Etopia ça me permet de partager et confronter mes analyses

Pourquoi milites-tu chez Ecolo en général, et à Ixelles en particulier ?
Je me suis engagée car je voulais apporter une nouvelle dimension à mes engagements citoyens. J’étais active sur le terrain de l’égalité des chances, de l’aide à la jeunesse, de l’intégration, des questions de justice sociale et des rapports nord-sud… Bref, je me suis retrouvée à un moment confrontée aux limites de l’exercice de ce type de militance, la décision finale n’appartenant pas au monde associatif. J’ai donc voulu prolonger celle-ci par une dimension plus politique et clairement partisane. C’est tout naturellement vers Ecolo que je me suis tournée parce que l’écologie politique est un projet de société global. Global et progressiste. Et c’est Ecolo qui le porte le mieux.
Depuis quand habites-tu à Ixelles, et pour quelle(s) raison(s) as-tu choisi cette commune ?
Il y a un peu plus de dix ans, pour rejoindre mon amoureux.
Parle-nous de ton quartier : qu’est-ce que tu y apprécies, qu’est-ce qui devrait être changé/amélioré ?
J’habite dans le quartier Flagey. J’y apprécie la facilité d’accès, la proximité de hauts lieux de la culture bruxelloise ;-), la diversité sociale et culturelle du quartier. Bref, c’est mon village ! Même s’il faudrait rendre plus attractif/dynamiser le dernier tronçon de la chaussée d’Ixelles (entre Fernand Cocq et Flagey).
Tu deviens bourgmestre demain : quelle est ta première décision ?
J’active ou réactive, là où ils existent, les dispositifs de participation citoyenne et incite à en créer là où ils n’existent pas.
À Ixelles, où peut-on te croiser ?
Je ne suis pas attachée à des lieux, mais à des gens. On me trouve donc là où je retrouve les gens que j’aime.
L’initiative "Pas en notre nom – Niet in onze naam" organisée au KVS (Koninklijke Vlaamse Schouwburg, l’équivalent néerlandophone de notre Théâtre national) le 21 janvier 2011 nous a rappelé l’histoire du rapport toujours délicat entre le monde de la culture et celui de la politique. Dans ce cas précis, l’histoire a re-commencé le 19 octobre 2010, lorsque 200 artistes et intellectuels flamands ont publié le manifeste "La solidarité grandit une culture". D’entrée de jeu, ce texte plante le décor : lesdits acteurs culturels réagissent aux propos de quelque leader N-VA leur enjoignant de servir l’identité flamande. Les acteurs culturels n’aiment pas être instrumentalisés par le politique. Ce n’est pas nouveau et pourtant, les limites entre les terrains de ces acteurs respectifs sont comme le métier, 100 fois à remettre sur l’ouvrage. Les auteurs de ce manifeste ne se contentent pas d’un propos réactif, ils le prolongent par une perspective constructive, d’où le titre.

Deux mois plus tard, l’association francophone Culture et Démocratie lançait un appel similaire, pour en quelque sorte s’associer à cette initiative des acteurs culturels flamands, chaque communauté linguistique proposant son texte, pragmatisme oblige. Le 21 janvier 2011, alors que se préparait la manifestation citoyenne du 23/1, ces acteurs culturels flamands (leur appel comptant alors près de 2000 signataires) et francophones se rejoignaient sur les planches du KVS. Cette soirée fut riche en émotions, très chaleureuse surtout, chaque artiste partageant ses réflexions et compositions ad hoc, comme cet éloge funèbre de Bruxelles magistralement interprété par Anne Provoost (les francophones auront surtout vu, via Youtube, la prestation en néerlandais de Claude Semal, façon vache espagnole comme il le dit lui-même !).
Pourquoi revenir sur ces événements qui n’ont finalement rien eu de révolutionnaire ? Parce que l’affiche annonçant l’événement évoquait une référence loin d’être anodine : celle de la Muette de Portici, opéra de Daniel-François-Esprit Auber qui souleva l’enthousiasme du public bourgeois de la Monnaie, en 1830. Cela vaut la peine d’aller écouter en ligne ce moment de l’opéra (acte II, scène 2) qui déclencha la révolution d’alors : "Amour sacré de la patrie, rends-nous l’audace et la fierté - A mon pays je dois la vie, il me devra sa liberté"...
La liberté de mon pays dépend-elle donc de moi ? Depuis que le vent de la révolution souffle sur l’Afrique du Nord et le Proche Orient, cette référence désuète retrouve toute son actualité. En Belgique, un auteur flamand l’a également bien compris, il s’agit de Tom Lanoye qui, par vidéo interposée, a fait entendre au KVS, le 21 janvier, un plaidoyer fort convainquant pour le respect de la région bruxelloise. Le même Tom Lanoye est l’auteur de la pièce de théâtre "Mephisto for ever", traduite en français en 2007 [2], après avoir fait l’événement à Anvers en 2006, au moment même où le Vlaams Belang menaçait d’accéder au mayorat. Mephisto for ever est une adaptation du roman de Klaus Mann inspiré, quant à lui, de la vie de l’artiste Gustaf Gründgens qui fit carrière dans l’Allemagne nazie grâce à l’épouse de Göring. Avec un langage actuel, Mephisto for ever raconte comment un artiste qui entend combattre le régime nazi, pour ensuite prétendre le critiquer de l’intérieur, finit par le servir docilement. Comment, à coup de raisonnements qui ont l’air juste, il justifie in fine l’innommable.
Cette question du rapport entre culture et politique peut être élargie à tout le secteur associatif : comment les initiatives et institutions qui ont besoin de financements publics peuvent-elles critiquer ou garder leurs distances vis-à-vis de ceux qui les rétribuent, avec l’argent du contribuable ? Comment éviter d’être instrumentalisé, ou récupéré, et que signifient exactement ces termes ? Autant de questions que les acteurs politiques devraient se re-poser régulièrement eux aussi.
Antoinette Brouyaux
À l’occasion de l’élection du nouveau secrétariat local, j’ai rompu une lance en faveur d’un rapprochement de notre groupe local avec les associations ixelloises. Je voudrais ici développer quelque peu les motivations de ce souhait. Mon intention est d’ouvrir un débat : ce projet est-il pertinent et, s’il l’est, comment pourrions-nous le mettre en œuvre ?

Historiquement, Ecolo est issu de l’associatif. Très humainement, cette parenté mérite d’être soulignée, reconnue et entretenue. Ne voyez pas là u "retour aux sources" un tantinet passéiste, mais plutôt une fidélité à la vision initiale des fondateurs du parti faite, entre autres ingrédients, d’une relative candeur et d’un courageux optimisme.
Ces derniers temps, on a assisté à une rénovation du terrain associatif. Pendant ce temps, Ecolo poursuivait son évolution, tout comme la société dans laquelle se meuvent ces deux acteurs. Tout a bougé. Mais la vraie fidélité, n’est-ce pas de rester proches tout en se développant chacun en toute autonomie ?
Actuellement, les liens entre Ecolo et les associations se sont quelque peu distendus, allant jusqu’à une relative ignorance mutuelle. Bien sûr, ni la parenté ni la fidélité n’exigent qu’on partage tout ni qu’on sache tout l’un de l’autre, mais il est bon de se parler de temps en temps, sous peine de s’éloigner jusqu’à se perdre de vue sans l’avoir vraiment décidé.
Ma proposition est de renouer les liens au niveau local. Le tissu associatif ixellois est particulièrement riche et dense. Certains d’entre nous, membres d’Ecolo Ixelles, jouent un rôle actif dans une ou des associations. Ils pourraient, s’ils le souhaitent, assurer l’articulation entre "leurs" associations et notre locale.
Car c’est bien d’articulation qu’il s’agit. Les rôles sont différents et complémentaires. Contrairement à une idée largement répandue, la démocratie n’est pas innée chez l’être humain, elle s’apprend. On ne naît pas citoyen/citoyenne, on le devient par la pratique. Et quelle meilleure école de fonctionnement démocratique que les associations ?
L’associatif est le creuset où se forme la culture de la participation. A ce titre, nous nous devons de le reconnaître comme notre partenaire privilégié. Ce ne sont là que quelques réflexions, qui méritent d’être étoffées, non seulement entre nous, mais aussi et surtout avec les acteurs-partenaires qui nous feraient suffisamment confiance et se sentiraient reconnus par nous à leur juste valeur.
Marie-Rose Laine
Parler d’alimentation dans une news Ecolo ? L’alimentation est au cœur des préoccupations quotidiennes de chacun. Elle est source de santé, de bien-être, de plaisir. Elle constitue un système économique complexe ayant de nombreux impacts en matière de santé, d’environnement, de rapports sociaux, d’emplois... Elle est aussi un secteur où l’action politique peut conduire à des changements sociétaux fondamentaux. Avec vous, je souhaite échanger les infos, les conseils pratiques, les bonnes adresses. En guise d’entrée, quelques données chiffrées pour aiguiser votre envie de partager ces « bonnes recettes ».

L’alimentation représente 30% de l’empreinte environnementale des Bruxellois [3]. 50% de cette empreinte sont expliqués par la consommation de protéines animales.
Les impacts sont directement liés aux activités ménagères (courses, préparation, cuisson, déchets) mais sont davantage indirects, en relation avec les modes de production et de distribution. Ainsi, au niveau mondial, le système alimentaire est à l’origine d’1/3 des émissions de gaz à effet de serre et consomme 60% des réserves en eau potable. Il contribue à une réduction drastique de la biodiversité alimentaire. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estime que les 3/4 de la diversité génétique agricole ont disparu au cours du siècle dernier. Dans les mers, la plupart des stocks de poissons sont surexploités et pourraient disparaître d’ici une cinquantaine d’années. Sur plus de 23.000 espèces comestibles existantes, seules 14 font l’objet de l’essentiel de notre consommation !
Parmi les impacts directs, le gaspillage alimentaire interpelle : chaque Bruxellois [4] gaspille plus de 15 kg d’aliments par an. Des aliments qui auraient pu être consommés s’ils avaient été mieux gérés. Et qui rejoignent les déchets alimentaires dans les poubelles. Nous jetons ainsi environ 117 kg de déchets organiques de cuisine !

Notre santé, aussi, est concernée. L’accès à une alimentation suffisante et à des aliments de bonne qualité sanitaire a contribué à une augmentation de l’espérance de vie en bonne santé. Mais aujourd’hui les excès, les déséquilibres alimentaires et la médiocre qualité des aliments pourraient inverser cette tendance. Nos enfants vivront-ils moins vieux et en moins bonne santé que nous ? En Belgique, une personne sur dix est obèse, un adulte sur deux et un enfant sur cinq souffrent de surpoids. Ces problèmes de poids atteignent chaque année un plus grand nombre de personnes, entrainant troubles de la santé, mal être, difficultés sociétales et réduction de l’espérance de vie. Une étude récente indique que les enfants "junk food" ont un quotient intellectuel inférieur à celui des enfants correctement nourris.
Des chiffres qui découragent ? Non, car nous pouvons tous agir, simplement, au quotidien, sans dépenser de fortune... par exemple, un rapide calcul indique qu’en supprimant le gaspillage, nous ferions une économie de plus de 200 euros par an ! Alors, à bientôt ?
Catherine Rousseau
Au sommaire :
p2 : Le relais de mail raciste d’Yves de Jonghe
p3 : Chronologie des faits
Dossier : Il est temps de passer dans le vert
p4 : Les solutions durables avancées par écolo
p5 : Les élections régionales et communautaires
p6 : Les candidats
p8 : Les élections européennes
Écolo Ixelles
p10 : Du mouvement dans l’équipe des conseillers communaux
d’Écolo-XL
p11 : Échos du conseil communal
p12 : Agenda de campagne et Groupe moteur
Ci-dessous en pdf le n°3 des Temps Verts ainsi que le supplément "Élections régionales et européennes - Ixelles 2009"
Au sommaire :
p2 : Échos du Conseil communal
Dossier :
p3 : intro dossier 3
p3 : La maladie de la pierre
p4 : Vélo et publicité un développement anti-durable
p4 : Pub à la STIB : Circulez, y a trop à voir !
p6 : Les Ixelloi(se)s et le développement durable
ÉCOLO Ixelles :
p7 : « L’Auguste Bourgmestre et le pavillon « Rodin »
p8 : Les jeunes verts bruxellois se bougent !
p8 : Rencontres écologiques d’été
Au sommaire :
p2 : Actualité politique : La réforme des institutions
Dossier : Développement durable :
p3 : Primes à la rénovation : révolution !
p4 : Fribourg, ville aux quartiers durables
p5 : Les Ixelloi(se) et le développement durable
p5 : Les passeurs d’énergie
p6 : Journées Maisons Vertes
p7 : L’écho des labours : La majorité ixelloise vacille
p8 : Brèves
Au sommaire :
p2 : Vous avez dit évident ? D’autres manières d’aller vite…
p2 : Plus ECOLO que ça tu meurs ! Un rendez-vous à ne pas manquer
p3 : Dossier : Une nouvelle majorité conservatrice, ringarde et paresseuse…
p7 : ECOLO Ixelles : Force de critique et de proposition
p7 : ECOLO Ixelles : Conseillers communaux et CPAS 7
p8 : Rencontre : Les Ixelloi(se)s et le développement durable
p8 : ECOLO Ixelles : personnes de contact